Allemagne : Friedrich Merz sous la menace de deux nouveaux scrutins régionaux décisifs
20 Minutes avec AFPPublié le 20/09/2026 à 11h33 • Mis à jour le 20/09/2026 à 11h33Deux scrutins décisifs s’ouvrent ce dimanche en Allemagne. Près de quatre millions d’électeurs sont appelés aux urnes dans les Länder de...
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Voici les dernières actualités du monde entier : 20 Minutes avec AFPPublié le 20/09/2026 à 11h33 • Mis à jour le 20/09/2026 à 11h33Deux scrutins décisifs s’ouvrent ce dimanche en Allemagne. Près de quatre millions d’électeurs sont appelés aux urnes dans les Länder de Berlin et de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale dans l’est de l’Allemagne, où les avancées de l’extrême droite et de la gauche radicale pourraient provoquer de nouvelles secousses à Berlin et affecter Friedrich Merz, déjà très fragilisé. Les bureaux ont ouvert à 8 heures ce matin et fermeront à 18 heures.
Le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), pro-Trump et proche de Moscou, avait infligé il y a deux semaines une défaite retentissante à la CDU, le parti du chancelier, dans le Land de Saxe-Anhalt. Un revers électoral alors que la popularité de Friedrich Merz est au plus bas et qu’il peine à adopter les réformes économiques promises avec ses partenaires de coalition sociaux-démocrates. Selon les sondages, l’AfD devrait enregistrer de nouveaux gains dimanche, mais moins spectaculaires qu’en Saxe-Anhalt, où il ne lui manque que quelques sièges pour obtenir une majorité absolue.
Les détails
Duel entre l’extrême droite et la gaucheDans le land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, le parti conservateur n’est qu’un spectateur du duel entre le SPD de la présidente de région, la populaire Manuela Schwesig, et l’AfD. L’extrême droite est créditée de 37 % d’intentions de vote, le SPD de 35 %, tandis que la CDU est complètement distancée, frôlant dangereusement les 5 % nécessaires pour être représentée au Parlement régional. Un effondrement de la CDU sous ce seuil serait une première historique et un nouveau désaveu pour Friedrich Merz.
Dans la ville-Etat de Berlin, la situation est bien différente mais également tendue pour la CDU, dont est issu le maire actuel et qui est au coude-à-coude avec la gauche radicale Die Linke (autour de 20 % chacun). Les deux étant talonnés de près par l’AfD (18 %). Une défaite de la CDU y constituerait un nouveau camouflet pour le chancelier, d’autant plus s’il est infligé par Die Linke, qui reproche au « chancelier de l’austérité » de démanteler l’Etat-providence.
« Sanctionner la CDU »Devant un bureau de vote dans le sud de la capitale, Moritz Lembke-Oezer, 43 ans, espère que « la CDU soit sanctionnée » par ce scrutin, « et qu’ensuite éventuellement Friedrich Merz ne soit plus là », avoue-t-il. Mais il craint que son affaiblissement « puisse profiter à l’AfD ». Berlinois de naissance, il raconte avoir été marqué par l’envolée des loyers dans une ville encore très abordable il y a une vingtaine d’années.
Il votera pour Die Linke, dont la tête de liste Elif Eralp, a fait du plafonnement des loyers son principal cheval de bataille.
Le sujet figure désormais parmi les plus importants de l’agenda mondial.



