L’Allemand Ecosia lâche Mistral et ose évoquer l’énergie nucléaire française dans ses raisons

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Et puis il y a celles qu'on annonce dans Politico. Ecosia, le moteur de recherche allemand qui a tout misé pour se différencier sur le fait de planter des arbres, a annoncé cette semaine qu'il abandonnait Mistral AI pour faire tourner ses résumés et son chatbot. Cinq mois après l'avoir choisi, en mai, pour remplacer OpenAI au nom de l'indépendance européenne.
Détails techniques
Son fondateur et patron, Christian Kroll, se dit « déçu de la qualité » des modèles français, qu'il juge en retard « d'un an » sur la concurrence. Il raconte aussi des serveurs régulièrement saturés : Ecosia aurait été « un client trop gros » pour Mistral. Rappelons que le moteur pèse pour 0,69 % des parts de marché en France et 0,3 % à 1 % dans le monde.
À nos confrères, Kroll ajoute deux arguments : Mistral ne serait pas vraiment souverain, puisqu'il dépend d'investisseurs internationaux. Et Mistral cadrerait mal avec les objectifs environnementaux d'Ecosia, compte tenu de la part importante du nucléaire dans le mix énergétique français. Des modèles open source et open weight hébergés par la plateforme allemande Melious, parmi lesquels Qwen (Alibaba), GLM (Z.
ai) et Kimi (Moonshot AI). Des modèles chinois, donc. En bref : une entreprise allemande quitte un fournisseur français parce que son électricité est trop nucléaire et ses capitaux pas assez européens… pour des modèles entraînés en Chine.
Relisez cette phrase calmement.
Cette avancée envoie des signaux importants sur l’avenir du secteur, et le monde de la tech observe attentivement.





