Couvre-feu, violences, arrestations… Que se passe-t-il sur l’île Maurice ?
Ajouter 20 Minutes en favori20 Minutes avec AFPPublié le 15/10/2026 à 01h54 • Mis à jour le 15/10/2026 à 01h54L'essentiel L’île Maurice connaît depuis plusieurs jours une vague de violences sur fond de pénuries d’eau et...
December 31 — İsrail x Hamas Ateşkes II. Aşama...?
Des développements majeurs émergent sur la scène mondiale. Ajouter 20 Minutes en favori20 Minutes avec AFPPublié le 15/10/2026 à 01h54 • Mis à jour le 15/10/2026 à 01h54L'essentiel L’île Maurice connaît depuis plusieurs jours une vague de violences sur fond de pénuries d’eau et de hausse du coût de la vie, aggravée par le tir d’un policier qui a grièvement blessé une femme. Le gouvernement a prolongé le couvre-feu dans dix régions administratives, soit environ un tiers de l’île, tandis que les établissements scolaires resteront fermés jeudi et vendredi. Au total, 94 personnes ont été arrêtées après des pillages et des attaques contre des commissariats.
Les autorités soupçonnent des trafiquants de drogue d’alimenter les violences. L’île Maurice connaît une vague de violences sur fond de tensions sociales. Depuis plusieurs jours, des manifestations contre les pénuries d’eau et la hausse du coût de la vie secouent cet archipel de l’océan Indien, habituellement considéré comme l’un des pays les plus stables d’Afrique.
Les détails
La situation s’est aggravée samedi, lorsqu’un policier a grièvement blessé une femme par balle, provoquant de nouveaux affrontements. Face à ces troubles, le gouvernement mauricien a décidé, mercredi, de prolonger le couvre-feu dans dix régions administratives, représentant environ un tiers du territoire. Déjà appliquées depuis mardi soir, ces restrictions resteront en vigueur les nuits de mercredi et jeudi jusqu’à 5 heures du matin.
Les autorités ont aussi annoncé la suspension des cours jeudi et vendredi dans l’ensemble des crèches et des établissements primaires et secondaires du pays. Des narcotrafiquants agissent dans l’ombreLes violences ont notamment visé plusieurs commissariats. Des pillages, incendies et dégradations ont été recensés, ainsi que des faits de possession de substances explosives et de non-respect du couvre-feu.
Au total, 94 personnes ont été interpellées depuis le début des troubles, dont 84 pour la seule journée de mardi. Selon des sources policières, des trafiquants de drogue financeraient des toxicomanes pour attaquer les postes de police. Dans une allocution télévisée mardi soir, le Premier ministre Navin Ramgoolam a appelé au respect de l’ordre public.
Ce que disent les experts
« Nul n’a le droit de se faire justice soi-même ou de prendre la loi entre ses mains », a-t-il déclaré, assurant qu’il serait « intransigeant envers les trafiquants de drogue qui jettent de l’huile sur le feu ». Le gouvernement envisage même d’abaisser de 14 à 12 ans l’âge permettant la détention et les poursuites judiciaires des mineurs, en raison de leur implication dans les émeutes. Un tir de policier à l’origine de l’embrasementL’un des événements à l’origine de l’aggravation des tensions remonte à samedi soir.
Selon plusieurs témoins, un policier aurait tiré sans sommation sur une femme, l’atteignant au cou. La victime, grièvement blessée, reste hospitalisée. Le fonctionnaire impliqué a été arrêté et présenté à la justice.
Le sujet figure désormais parmi les plus importants de l’agenda mondial.



