Le Cybercab de Tesla est-il illégal ? Le régulateur américain exige des preuves sous serment

Le régulateur automobile américain a sommé Tesla de prouver, sous serment, que son Cybercab sans volant respecte bien les normes fédérales de sécurité. La marque a jusqu’au 30 septembre pour répondre. La NHTSA, l’agence...
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Une avancée frappante se dessine dans l’intelligence artificielle. Le régulateur automobile américain a sommé Tesla de prouver, sous serment, que son Cybercab sans volant respecte bien les normes fédérales de sécurité. La marque a jusqu’au 30 septembre pour répondre. La NHTSA, l’agence fédérale chargée de la sécurité routière aux États-Unis, a annoncé ce mardi 15 septembre l’envoi d’un « ordre spécial » à Tesla.
Ce document juridique oblige le constructeur à répondre sous serment à une vingtaine de questions concernant son Cybercab, et ce avant le 30 septembre. C'est une montée en pression rapide après l’audit ouvert le 3 septembre, le jour même où Tesla a lancé le déploiement de son taxi autonome à Austin, au Texas. Le problème tient à l'absence de volant, de pédales et de rétroviseurs sur le véhicule.
Détails techniques
La voie légale que Tesla a contournée Aux États-Unis, aucune administration ne valide un modèle avant sa sortie. Les constructeurs certifient eux-mêmes que leurs véhicules respectent les normes fédérales de sécurité et la NHTSA vérifie après coup. Selon , l’agence exige notamment de savoir sur quelles données techniques Tesla s’est appuyé pour l'homologation, si des commandes humaines temporaires ont servi à obtenir cette certification et si les passagers peuvent, par exemple, déplacer la voiture depuis l’écran tactile.
Elle réclame aussi la vitesse maximale du Cybercab et ses restrictions de zone ou d’horaires. // Source : Tesla Il existe pourtant une procédure pour ce genre d’engin. La NHTSA peut accorder des dérogations, limitées à 2 500 véhicules par constructeur et par an.
Amazon est passé par là avec sa filiale Zoox et a obtenu le feu vert pour la commercialisation fin juillet 2026, une première dans le secteur. Tesla a fait l’inverse. La marque a auto-certifié son Cybercab, puis a lancé les courses payantes le 3 septembre avant même de demander la dérogation.
Répercussions sectorielles
Pour mémoire, la loi fédérale n’exige pas de feu vert de la NHTSA pour une voiture autonome… à condition qu’elle garde volant, pédales et rétroviseurs. Le gouvernement de Trump a bien lancé en juin la révision qui supprimerait l’obligation de pédale de frein, mais aucun de ces textes n’est pour le moment acté. Les normes actuelles restent donc en vigueur.
En attendant, la NHTSA n’a pas ordonné l’arrêt du service, les 45 Cybercabs continuent de rouler à Austin.
Cette avancée envoie des signaux importants sur l’avenir du secteur, et le monde de la tech observe attentivement.






