Cancer du sein : « C’est scandaleux qu’il ne soit pas remboursé »… Ce test pourrait éviter beaucoup de chimios
Ajouter 20 Minutes en favoriLise Abou MansourPublié le 26/10/2026 à 06h02 • Mis à jour le 26/10/2026 à 06h02L'essentiel L’étude Fredo, dirigée par la professeure d’oncologie au CHU de Besançon Elsa Curtit, confirme...
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Voici les dernières actualités du monde entier : Ajouter 20 Minutes en favoriLise Abou MansourPublié le 26/10/2026 à 06h02 • Mis à jour le 26/10/2026 à 06h02L'essentiel L’étude Fredo, dirigée par la professeure d’oncologie au CHU de Besançon Elsa Curtit, confirme l’intérêt du test génomique Oncotype DX pour mieux identifier les patientes atteintes d’un cancer du sein hormonosensible qui peuvent éviter une chimiothérapie. « Parmi les patientes initialement classées à haut risque clinique selon les critères classiques, moins d’une sur cinq l’était réellement », constate l’investigatrice principale de l’étude. Malgré ses bénéfices potentiels pour la santé des patientes et les dépenses de soins, le test n’est pas remboursé par l’Assurance maladie.
Vomissements, perte de cheveux, fatigue intense… Les effets secondaires de la chimiothérapie sont lourds. D’autant que dans certains cas, ce traitement pourrait être évité. C’est ce que confirme une vaste étude, baptisée Fredo et dirigée par Elsa Curtit, professeure d’oncologie au CHU de Besançon, à l’Institut régional fédératif du cancer en Franche-Comté (IRFC) et enseignante à l’Université Marie et Louis Pasteur, et dont les résultats ont été présentés samedi au Congrès européen d’oncologie.
Les détails
Ses conclusions confortent les précédentes données scientifiques : le test génomique Oncotype DX pourrait permettre à de nombreuses patientes atteintes d’un cancer du sein hormonodépendant guérissable d’éviter une chimiothérapie sans compromettre leur prise en charge. Mais il n’est pas remboursé par l’Assurance maladie et reste pour l'instant à la charge des établissements qui l’utilisent. À qui s’adresse ce test ?
Le test ne concerne que certaines femmes atteintes d’un cancer du sein hormonosensible, un type de cancer qui représente 70 % des cas. Lorsque la tumeur est petite et détectée suffisamment tôt, une chirurgie suivie d’une hormonothérapie peut suffire. À l’inverse, les formes plus agressives nécessitent une chimiothérapie.
Mais entre ces deux situations, 20 à 33 % des patientes se trouvent dans une zone d’incertitude, explique la professeure Curtit. Faute de pouvoir déterminer avec certitude si la chimiothérapie leur sera bénéfique, les oncologues la prescrivent souvent par précaution. Le test génomique vise à mieux guider cette décision.
Ce que disent les experts
En quoi consiste-t-il ? Le test Oncotype DX, qui repose sur l’analyse du tissu déjà prélevé lors de la biopsie ou de la chirurgie, permet d’analyser 11 gènes différents. « Si le gène HER2 est exprimé fortement, c’est un mauvais pronostic car ce sont des cellules agressives sur le plan biologique », illustre l’oncologue.
« Si le gène récepteur œstrogène alpha est fortement exprimé, là, c’est une bonne nouvelle car ce sont des cancers qui se guérissent bien. »« En fonction des gènes analysés, un algorithme va nous donner un chiffre entre 0 et 100 qui reflète le pronostic du cancer et son agressivité biologique », explique la médecin.
Le développement a suscité une large attention internationale, les milieux diplomatiques le suivant de près.



