Afghanistan : La France discute avec les talibans pour expulser des sans-papiers afghans
Ajouter 20 Minutes en favori20 Minutes avec AFPPublié le 03/11/2026 à 03h19C’est un choix diplomatique qui suscite la polémique. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez a confirmé lundi que des « discussions...
December 31 — İsrail x Hamas Ateşkes II. Aşama...?
Voici les dernières actualités du monde entier : Ajouter 20 Minutes en favori20 Minutes avec AFPPublié le 03/11/2026 à 03h19C’est un choix diplomatique qui suscite la polémique. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez a confirmé lundi que des « discussions techniques » étaient engagées avec les autorités talibanes pour pouvoir reconduire des Afghans en situation irrégulière. Nuñez rappelle que « l’Allemagne le fait »Et cela a créé de vives réactions à l’Assemblée nationale.
La députée Écologiste Léa Balage a accusé le gouvernement d’un « début de normalisation des relations diplomatiques avec un régime qui commet un crime contre l’humanité » en pratiquant « un apartheid de genre ». « Il y a d’autres pays qui le font, l’Allemagne le fait », s’est défendu le ministre. « Un certain nombre d’entre eux peuvent constituer des menaces en matière d'ordre public, donc, c’est ma priorité aussi de veiller à ce qu’on puisse reconduire ces personnes », a-t-il répondu à la députée qui l’interrogeait.
Les détails
Début octobre, l’ avait déjà révélé que des discussions « techniques » avec les talibans étaient engagées. Une source diplomatique avait souligné que ces discussions « ne remet(taient) pas en question » la position française sur l’Afghanistan qui n’entretient plus de relations diplomatiques avec les talibans depuis leur retour au pouvoir en août 2021. Colère des défenseurs des droits humainsLe 31 août, le gouvernement allemand avait annoncé avoir autorisé la venue en Allemagne de représentants du gouvernement taliban, pour traiter des questions « techniques » uniquement et accélérer les expulsions d’Afghans vers leur pays d’origine.
En juin, une réunion à Bruxelles avec des responsables talibans avait fait l’objet d’une pluie de critiques des associations de défense des droits humains ou des groupes de gauche au Parlement européen, furieux de voir l’UE interagir avec ces autorités. Selon le Haut-Commissaire, « l’exclusion systématique des femmes et des filles de la vie publique, banalisée et institutionnalisée par les autorités s’apparente à un apartheid fondé sur le genre ». Nos articles sur l'AfghanistanDepuis leur retour au pouvoir en Afghanistan, les talibans ont imposé une version stricte de la loi islamique.
Les femmes sont particulièrement touchées : les lieux publics, y compris les parcs, et la plupart des emplois, leur sont interdits, tandis que l’éducation des filles est proscrite au-delà de 12 ans.
Le sujet figure désormais parmi les plus importants de l’agenda mondial.



