Mobilisation du 17 octobre : Peut-on suspendre les réseaux sociaux en cas de débordements, comme le suggère Gabriel Attal ?
Ajouter 20 Minutes en favoriQuentin MeunierPublié le 22/10/2026 à 04h32 • Mis à jour le 22/10/2026 à 04h32L'essentiel Gabriel Attal propose un blocage « temporaire, ciblé, sur les territoires où se déroulent des émeutes...
December 31 — İsrail x Hamas Ateşkes II. Aşama...?
Des développements majeurs émergent sur la scène mondiale. Ajouter 20 Minutes en favoriQuentin MeunierPublié le 22/10/2026 à 04h32 • Mis à jour le 22/10/2026 à 04h32L'essentiel Gabriel Attal propose un blocage « temporaire, ciblé, sur les territoires où se déroulent des émeutes » des réseaux sociaux, une mesure déjà appliquée en Nouvelle-Calédonie en 2024 avec TikTok. Le blocage des réseaux sociaux en métropole est juridiquement possible, mais très encadré par le droit européen. Il doit être proportionnel et intervenir après avoir exploré toutes les autres voies de modération.
La justice française a déjà montré sa réticence aux blocages massifs, comme en décembre 2025 pour la plateforme Kick. Aucun pays de l’Union européenne n’a appliqué de telles mesures malgré des troubles à l’ordre public similaires. Après les violences en marge de la mobilisation du 17 octobre, Gabriel Attal remet une vieille idée sur la table.
Les détails
Invité de RTL, lundi, le candidat Renaissance à la présidentielle défend un blocage des réseaux sociaux « temporaire, ciblé, sur les territoires où se déroulent des émeutes ». Selon lui, les points de rassemblement s’y organisent, et un « mimétisme » pousse des jeunes à se croire à l’abri de toute sanction. L’ancien Premier ministre sait de quoi il parle : entre le 15 et le 29 mai 2024, son gouvernement avait ordonné le blocage total de TikTok en Nouvelle-Calédonie, en pleine vague d’émeutes.
Peut-on recommencer en métropole ? Juridiquement, ce n’est pas exclu, mais les conditions sont si strictes que la mesure ne peut pas être présentée comme une solution parmi d’autres. FAKE OFFD’abord, la condition en Nouvelle-Calédonie était particulière.
S’il appartient à la France, le territoire ne s’inscrit pas dans les règles de l’Union européenne. Et le fait que l’accès à Internet dépende d’un opérateur unique sur l’archipel a simplifié la partie technique des opérations. En 2024, TikTok a été suspendu sans que le Conseil d’État ne s’y oppose en urgence, mais il a ensuite tranché sur le fond et annulé la mesure.
Ce que disent les experts
S’il reconnaît que les émeutes relevaient bien de « circonstances exceptionnelles », il reproche au gouvernement d’avoir décidé la suspension sans durée et sans la subordonner à l’impossibilité de recourir à des mesures alternatives. Le Conseil d’État n’interdit donc pas le principe. Un blocage doit être limité dans le temps, indispensable et sans alternative.
Par ailleurs, en France métropolitaine, il doit aussi s’inscrire dans le cadre du droit européen. « Ce n’est pas impossible, confirme Alexandre Archambault, avocat spécialiste du numérique. Mais dire que c’est un outil parmi d’autres, c’est faux, c’est de l’ordre du dernier recours.
»Un problème européenLes plateformes visées (TikTok, Instagram, X…) sont de « très grandes plateformes » au sens du règlement européen sur les services numériques (DSA). Elles dépendent donc de la Commission européenne ou du pays où elles sont établies.
Le développement a suscité une large attention internationale, les milieux diplomatiques le suivant de près.



