Taxer les plus riches pour financer l’éducation ou la santé, est-ce une solution à la crise sociale ?
Ajouter 20 Minutes en favoriEmilie JehannoPublié le 02/11/2026 à 06h32 • Mis à jour le 02/11/2026 à 06h32L'essentiel Ce mardi, les électeurs et électrices de Californie voteront pour les élections de mi-mandat, mais ils...
December 31 — İsrail x Hamas Ateşkes II. Aşama...?
Une affaire importante se dessine sur la scène internationale. Ajouter 20 Minutes en favoriEmilie JehannoPublié le 02/11/2026 à 06h32 • Mis à jour le 02/11/2026 à 06h32L'essentiel Ce mardi, les électeurs et électrices de Californie voteront pour les élections de mi-mandat, mais ils devront aussi dire « oui » ou « non » à une taxe Zucman. Celle-ci vise à créer un impôt unique à hauteur de 5 % sur la fortune des 250 milliardaires de l’État et financerait le système de santé. En France, des économistes plaident pour taxer les très hauts héritages de plus de 4 millions d’euros ou créer un impôt de solidarité nationale.
Ce dernier « permettrait de sortir de la crise par le haut en finançant un grand plan d’investissement dans l’éducation et la santé », défend l’économiste Thomas Piketty. Aux États-Unis, la Californie se passionne pour une autre taxe Zucman. L’économiste français plaide pour une taxe exceptionnelle sur le patrimoine des milliardaires étalée sur cinq ans, qui sera proposée au vote lors des midterms ce mardi.
Les détails
Il s’agit d’un impôt unique sur la fortune à hauteur de 5 % qui concernerait les 250 milliardaires habitants dans l’État, appuyait Gabriel Zucman en mai dans une tribune dans le New York Times. Ses recettes, estimées à près de 100 milliards de dollars, financeraient principalement le système de santé, puis l’éducation. Si elle est adoptée, il s’agirait de la première taxe au monde qui viserait à la fois le patrimoine personnel et professionnel des milliardaires.
En France, le débat est âpre, que ce soit à l’Assemblée nationale ou dans la rue, après un mois et demi de contestation sociale demandant plus de moyens pour l’éducation. Début octobre, deux économistes, Élise Huillery et Romane Paris, ont bâti un plan d’urgence pour l’éducation représentant un investissement de 11,8 milliards d’euros. Elles détaillent dans une note du Public Finance Lab, un laboratoire de recherche affilié à l’université Paris-Dauphine-PSL, les mesures qui permettraient de répondre au constat de sous-financement, et donc aux demandes des lycéens.
En priorité, il s’agirait de réduire la taille des classes, de renforcer la formation des enseignants, revaloriser leurs salaires, de rénover le bâti, de mettre en place du tutorat pour faire progresser les élèves défavorisés, puis dans l’enseignement supérieur d’augmenter les bourses pour les étudiants, et d’ouvrir 120. 000 dans les filières courtes en tension (IUT et STS). Et pour cela, elles proposent de créer une taxe sur les très hauts héritages de plus de 4 millions d’euros, qui rapporterait 12,7 milliards d’euros.
« Le système des droits de succession faillit à taxer très efficacement les plus gros patrimoines, explique Romane Paris, conseillère en politiques publiques au Public Finance Lab. On trouve intéressant de venir financer l’école, qui est le patrimoine de ceux qui n’en ont pas, par le fait de réformer l’impôt sur les très gros héritages.
Le développement a suscité une large attention internationale, les milieux diplomatiques le suivant de près.



