Présidentielle 2027 : Borloo et Bayrou, les « parrains » du centre font entendre leur voix
Angélina MensahPublié le 20/09/2026 à 09h47 • Mis à jour le 20/09/2026 à 09h47L'essentiel Jean-Louis Borloo et François Bayrou reviennent à huit mois de la présidentielle, l’un avec ses « mécanos de la République »,...
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Des développements majeurs émergent sur la scène mondiale. Angélina MensahPublié le 20/09/2026 à 09h47 • Mis à jour le 20/09/2026 à 09h47L'essentiel Jean-Louis Borloo et François Bayrou reviennent à huit mois de la présidentielle, l’un avec ses « mécanos de la République », l’autre avec son projet de primaire du bloc central. Leur influence repose surtout sur leur expérience, leurs réseaux d’élus et leur capacité à faire dialoguer plusieurs composantes du centre, mais ils ne peuvent pas imposer un candidat. Leur regain de visibilité révèle surtout la difficulté du camp central à trouver un successeur incontestable à Emmanuel Macron, alors que Gabriel Attal et Édouard Philippe cherchent à rassembler autour d’eux.
Pas de tête de cheval dans le lit de Gabriel Attal ou d’Edouard Philippe. Pas non plus de Don Corleone assis dans un bureau enfumé pour choisir le futur candidat du bloc central. Mais à huit mois de la présidentielle, les anciens « parrains » n’ont pas disparu du casting.
Les détails
Jean-Louis Borloo vient de lancer à Epinal sa tournée des « mécanos de la République ». L’ancien ministre veut réunir des personnalités qui connaissent « les machines » de l’Etat plutôt que tout miser sur un homme providentiel. Sa tournée passera par plusieurs territoires et réunira élus, responsables associatifs, entrepreneurs et experts des politiques publiques.
L’objectif : remettre l’Etat en marche. Son entourage assure qu’il ne s’agit ni de lancer une candidature ni de désigner un héritier, mais de constituer un réseau de compétences et de propositions. François Bayrou continue, lui, de défendre une grande primaire allant du PS aux gaullistes, tout en répétant qu’il ne sera pas candidat.
Le président du Modem souhaite départager les prétendants du centre et de la droite modérée, tout en associant les sociaux-démocrates pour éviter une nouvelle dispersion. Un carnet d’adresses plutôt qu’un revolverAlors, faut-il embrasser la bague du parrain avant de partir à l’assaut de l’Elysée ? « Ce serait plus simple si on en avait un », plaisante Sylvain Maillard, député Ensemble.
Ce que disent les experts
Pour lui, impossible d’ailleurs de mettre Borloo et Bayrou dans le même costume trois-pièces. Le second dirige toujours une force politique structurée et le premier a quitté la vie politique active depuis longtemps. « François Bayrou a une vraie influence sur la conduite gouvernementale et sur la politique française », estime l’élu parisien.
Celle de Borloo serait « moindre », même si l’ancien ministre conserve « un réseau d’amis ». Car l’arme de ces parrains-là n’est pas rangée dans un holster, elle tient plutôt dans un carnet d’adresses. Parlementaires, élus locaux, cadres de partis, anciens collaborateurs : autant de relais qui peuvent devenir précieux lorsque viendra l’heure des ralliements.
Une capacité à être entendus, mais pas à donner des ordres : jusqu’ici, leurs appels au rassemblement n’ont convaincu aucun prétendant de se retirer.
Le développement a suscité une large attention internationale, les milieux diplomatiques le suivant de près.



