Violences du 17 octobre : « Nos schémas de maintien de l’ordre sont inadaptés »
Ajouter 20 Minutes en favoriMickaël BosredonPublié le 21/10/2026 à 06h32 • Mis à jour le 21/10/2026 à 06h32L'essentiel Après les violences du 17 octobre en marge des cortèges, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez,...
December 31 — İsrail x Hamas Ateşkes II. Aşama...?
Des développements majeurs émergent sur la scène mondiale. Ajouter 20 Minutes en favoriMickaël BosredonPublié le 21/10/2026 à 06h32 • Mis à jour le 21/10/2026 à 06h32L'essentiel Après les violences du 17 octobre en marge des cortèges, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a reconnu « une perte de contrôle » dans certaines villes. « Les autorités ont raisonné selon un schéma assez traditionnel pour encadrer les manifestations, tout en prenant en compte la menace que constituent les black blocks. Sauf que le scénario n’a pas été celui-là, avec l’incursion massive de jeunes de banlieue aptes à la confrontation », analyse le général de gendarmerie Bertrand Cavallier.
Il estime qu’il faut désormais « des forces prépositionnées quasiment permanentes, capables de mettre en œuvre des opérations de contrôle de zones, selon le schéma du quadrillage offensif ». Se pose désormais « la question de sanctuariser les villes ». Après les violences et pillages en marge de la mobilisation du 17 octobre, le chef de l’Etat a demandé de déployer une nouvelle doctrine de maintien de l’ordre « face aux casseurs ».
Les détails
20 Minutes a interrogé Bertrand Cavallier, général de division (2S) de gendarmerie, spécialiste du maintien de l’ordre et ancien commandant du Centre national d’entraînement des Forces de gendarmerie de Saint-Astier. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a reconnu lundi « une perte de contrôle » dans certaines villes, samedi dernier. Comment analysez-vous la stratégie des forces de l’ordre déployée ce jour-là ?
Nonobstant le courage des gendarmes et des policiers déployés, le résultat est catastrophique et les casseurs ont pu se livrer à des activités de prédation de grande ampleur. Les autorités et les pouvoirs publics ont raisonné selon un schéma assez traditionnel, c’est-à-dire le déploiement de forces mobiles – gendarmes mobiles et CRS – pour encadrer les manifestations, tout en prenant en compte la menace que constituent les black blocks. Sauf que le scénario n’a pas été celui-là, avec l’incursion massive de jeunes de banlieue aptes à la confrontation, et leur dispersion dans les villes en groupes très actifs pour se livrer à des pillages.
Il s’est reproduit l’erreur majeure qui s’était produite le soir de la finale de la Ligue des champions au Stade de France , où le dispositif avait souffert d’un manque cruel de personnels de sécurité publique. Quand la commission parlementaire fera son travail, elle aura les chiffres exacts qui montreront qu’il n’y a pas eu une mobilisation suffisante par rapport à une menace que l’on ne voulait pas prendre en compte. Les forces de l’ordre manquent-elles de personnel ?
Les ratios d’effectifs par rapport à la taille du pays sont plutôt dans la moyenne supérieure, mais la disponibilité des forces de l’ordre, elle, s’est fortement réduite ces trente dernières années. C’est la Cour des comptes qui le dit.
Le sujet figure désormais parmi les plus importants de l’agenda mondial.




