Canicule, sécheresse… Va-t-on pouvoir cueillir des champignons cet automne ?
Mathilde DurandPublié le 30/09/2026 à 06h32 • Mis à jour le 30/09/2026 à 06h32L'essentiel L’été a été marqué par des vagues de chaleur intenses et une sécheresse généralisée sur l’ensemble du pays, mettant à mal la...
December 31 — İsrail x Hamas Ateşkes II. Aşama...?
Voici les dernières actualités du monde entier : Mathilde DurandPublié le 30/09/2026 à 06h32 • Mis à jour le 30/09/2026 à 06h32L'essentiel L’été a été marqué par des vagues de chaleur intenses et une sécheresse généralisée sur l’ensemble du pays, mettant à mal la végétation. Alors que la rentrée s’installe et que l’heure de l’automne a sonné, la saison des champignons se fait encore attendre, faute de pluie et de fraîcheur. Mais la saison n’est pas pour autant fichue, rassure la mycologue Aurélie Sanchez, qui imagine « de grosses pousses » à venir.
Et si les coins à champignons, qui se transmettent de génération en génération, restaient à sec cette saison ? Alors que la rentrée et l’automne sont là depuis quelques jours, les récoltes se font encore attendre dans certains coins de France. Aurélie Sanchez, mycologue intervenant à Toulouse, Paris et Bordeaux, a même dû annuler des sorties cueillettes prévues ces dernières semaines.
Les détails
Des températures encore trop hautes pour la saison et surtout des pluies insuffisantes. Selon les derniers chiffres de Météo-France, 84 % de la France est concernée par une sécheresse décennale pour un mois de septembre. « Depuis quelques années, la saison mycologique est repoussée d’un mois presque », indique l’experte.
Pourtant, la récolte 2026 pourrait être particulièrement abondante, après un été marqué par des vagues de chaleur. Stress climatique« Le fait d’avoir eu des canicules à répétition a mis à mal le mycélium », explique Aurélie Sanchez. Or « les grosses pousses vont être provoquées par des stress climatiques qui vont encourager le champignon à se reproduire beaucoup plus », détaille-t-elle.
Les conditions climatiques ayant été particulièrement éprouvantes ces derniers mois, les champignons devraient donc se multiplier davantage cette année, une fois les conditions réunies. « Le mycélium n’attend qu’une chose pour fructifier et faire des carpophores, des champignons tels qu’on les connaît, c’est qu’il pleuve », résume l’experte, qui anime « Champignons sauvages », une page dédiée sur Instagram. Espèces parasitesPar ailleurs, d’autres types de champignons profitent du stress hydrique subi par les arbres depuis quelques mois.
Ce que disent les experts
« On retrouve quelques espèces parasites qui s’installent dans les blessures des arbres ou à leurs pieds, poursuit Aurélie Sanchez. Ces champignons vont profiter de la faiblesse des arbres pour fructifier ». Certaines espèces, comestibles, n’ont même pas besoin d’eau, à l’instar du polypore soufré ou de la langue de bœuf, fistuline hépatique de son vrai nom.
Quant aux champignons dits mycorhiziens, « en symbiose avec les arbres », comme les bolets ou les girolles, ils devraient aussi s’épanouir, sollicités par les arbres en souffrance. La répartition entre les deux types de champignon sera d’ailleurs à surveiller cette année, souligne l’experte.
Le développement a suscité une large attention internationale, les milieux diplomatiques le suivant de près.



