Colère des lycéens : « Pour l’instant, c’est gérable »… Faudra-t-il rattraper les heures de cours perdues ?
Ajouter 20 Minutes en favoriQuentin MeunierPublié le 16/10/2026 à 07h02 • Mis à jour le 16/10/2026 à 07h02L'essentiel Le mouvement lycéen contre le manque de moyens et Parcoursup a touché plus de 400 établissements et...
December 31 — İsrail x Hamas Ateşkes II. Aşama...?
Des développements majeurs émergent sur la scène mondiale. Ajouter 20 Minutes en favoriQuentin MeunierPublié le 16/10/2026 à 07h02 • Mis à jour le 16/10/2026 à 07h02L'essentiel Le mouvement lycéen contre le manque de moyens et Parcoursup a touché plus de 400 établissements et provoqué quinze jours de cours perdus, sans qu’aucune directive claire sur la récupération des heures ne soit communiquée par l’Éducation nationale. Les enseignants estiment que le retard reste rattrapable à ce stade, mais s’inquiètent surtout pour les élèves décrocheurs. La question des absences, mais surtout de la prise en compte des revendications, inquiète tout autant les lycéens.
Quinze jours de cours évaporés, et personne pour dire comment les récupérer. À la veille des vacances de la Toussaint, le mouvement lycéen lancé fin septembre contre le manque de moyens et Parcoursup reflue, sans s’éteindre. Et une question reste en suspens : que faire des heures perdues ?
Les détails
« C’est un point sur lequel on n’a aucune communication, ni de nos chefs d’établissement, ni de l’académie, ni de l’Éducation nationale. Il n’y a pas de moyens particuliers. S’il y a quelque chose de fait pour compenser ces absences, ça restera de l’ordre de l’arrangement entre l’enseignant et l’élève.
»Déborah Caquet, enseignante dans un lycée de l’EssonneCela dit, les enseignants partagent un constat : à ce stade, l’ampleur du retard reste maîtrisable. « Pour l’instant, c’est gérable, d’autant que le mouvement est un peu retombé cette semaine », estime Déborah Caquet. Florent Ternisien, secrétaire fédéral de la CFDT éducation formations recherche publique, abonde : « C’est un volume d’heures rattrapable, et on est à un moment de l’année où on peut voir venir.
»Les cours du tronc commun, en particulier, sont moins impactés que les enseignements de spécialité. Le risque se loge ailleurs. « La crainte, c’est pour les élèves décrocheurs, souligne l’enseignante.
Ce que disent les experts
Cet épisode a été une occasion de manquer quinze jours de cours, et il y a un risque qu’ils aient du mal à rattraper. » « En seconde, il faut souvent les prendre en main, c’est la période où on rencontre les parents d’élèves perturbateurs, ajoute Enora, enseignante dans un lycée de région parisienne. Là, le lien est rompu, on a peur que des élèves décrochent, que les ambiances de classe se dégradent.
»Chacun sa méthodeCôté programme, Enora espère pouvoir rattraper le retard en accélérant sur les autres chapitres du cours. Pas question, pour la CFDT, d’empiler des heures supplémentaires à la rentrée. « Il faut entendre ce que les élèves ont à dire, mais ce n’est pas plus d’heures », tranche Florent Ternisien.
Selon lui, « des remplacements seraient plus utiles ». Gwenaël Le Paih, du SNES-FSU, met en garde sur le fait de ne pas « tout faire peser sur les 3. 000 TZR », ces enseignants remplaçants annoncé par le ministre de l’Education nationale, Edouard Geffray.
Le développement a suscité une large attention internationale, les milieux diplomatiques le suivant de près.



