« Tant que ça coule du robinet »… Pourquoi les Bretons doivent faire attention à leur consommation d’eau
Ajouter 20 Minutes en favoriCamille AllainPublié le 21/10/2026 à 06h02 • Mis à jour le 21/10/2026 à 06h02L'essentiel Frappée par la canicule et la sécheresse, la Bretagne désespère de voir la pluie revenir et reste en...
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Des développements majeurs émergent sur la scène mondiale. Ajouter 20 Minutes en favoriCamille AllainPublié le 21/10/2026 à 06h02 • Mis à jour le 21/10/2026 à 06h02L'essentiel Frappée par la canicule et la sécheresse, la Bretagne désespère de voir la pluie revenir et reste en état de crise. Dans le pays de Brest ou de Saint-Malo, les réserves sont quasiment à sec, mettant en péril l’alimentation en eau potable. Les appels à la sobriété ne semblent pas produire d’effets sur la consommation d’eau potable.
Les messages sont placardés partout. Sur les abribus, les réseaux sociaux ou dans les médias. « Agissons, consommons moins pour ne pas manquer demain.
Les détails
» Depuis plusieurs semaines, le syndicat Eau du bassin rennais multiplie les communications pour alerter les habitants. Oui, l’Ille-et-Vilaine est en crise sécheresse. Oui, la situation est critique.
Oui, il est impératif que les habitants, les agriculteurs et les entreprises se mobilisent pour réduire leur consommation, sous peine de manquer d’eau potable. La capitale bretonne n’est pas la seule dans ce cas : réputée arrosée, la Bretagne est actuellement entièrement en état de crise sécheresse. Dans certains territoires comme le pays de Brest ou de Saint-Malo, la situation est même catastrophique, avec des réserves de quelques semaines à peine.
« Nous avons tendance à plaisanter sur la pluviométrie finistérienne, à nous comparer avec la Normandie, sauf qu’aujourd’hui, ce n’est plus une blague », mettait récemment en garde Stéphane Roudaut, le maire de Brest. Dans la région, les plus anciens n’auraient sans doute jamais imaginé que leur Bretagne puisse manquer d’eau. Le bassin armoricain est pourtant très sensible à la pluviométrie car la majorité de ses eaux provient de réserves en surface.
Ce que disent les experts
Pratique à remplir quand il flotte. Beaucoup moins quand les déficits pluviométriques dépassent les 60 %. Le problème, c’est que les messages de prévention ne semblent pas porter leurs fruits.
« Je n’ai pas l’impression que le grand public prenne la mesure de la situation. On a beau en parler, la consommation ne baisse pas. Tant que ça coule du robinet, les gens n’y prêtent pas vraiment attention », estime Rémi Pitré.
L’eau « n’est pas assez chère »Selon le président du Syndicat mixte de gestion de l’eau d’Ille-et-Vilaine (SMG Eau 35), l’eau « n’est pas assez chère » pour que les particuliers réagissent. En France, l’eau potable coûte en moyenne 5 euros les 1. 000 litres, soit 0,005 euro le litre.
Le sujet figure désormais parmi les plus importants de l’agenda mondial.



