Violences du 17 octobre : Y a-t-il eu des ingérences étrangères sur les réseaux sociaux, notamment sur X ? Dur à dire
Ajouter 20 Minutes en favoriQuentin MeunierPublié le 20/10/2026 à 06h47 • Mis à jour le 20/10/2026 à 06h47L'essentiel Avant les manifestations de samedi, le mouvement social annoncé avait reçu un soutien massif sur les...
December 31 — İsrail x Hamas Ateşkes II. Aşama...?
Des développements majeurs émergent sur la scène mondiale. Ajouter 20 Minutes en favoriQuentin MeunierPublié le 20/10/2026 à 06h47 • Mis à jour le 20/10/2026 à 06h47L'essentiel Avant les manifestations de samedi, le mouvement social annoncé avait reçu un soutien massif sur les réseaux sociaux, où 87,5 % des likes allaient à des publications favorables à la mobilisation. Les autorités reconnaissent un trafic important généré « dans une certaine mesure » par des comptes étrangers, et les vidéos des violences survenues en marge des cortèges ont été largement reprises par les médias d’État russes, iraniens, algériens, turcs et chinois, mais aucune attribution d’ingérence étrangère n’a été rendue publique à ce stade. X reste la plateforme la plus exposée aux ingérences et reprises opportunistes, en l’absence de modération efficace.
Le ressenti des internautes de ce réseau a aussi pu être surestimé, ce qui explique l’impréparation des forces de l’ordre. Le 17 octobre se jouait aussi en ligne. 000 personnes ont défilé, selon le ministère de l’Intérieur (800.
Les détails
000 selon les organisateurs), dont 110. La mobilisation a été émaillée par des débordements et des pillages dans plusieurs villes. Et si lundi, de nombreuses personnes s’insurgeaient des violences commises, les réseaux sociaux avaient pourtant apporté un net soutien au mouvement avant le départ de la manifestation.
Pour mesurer ce qui s’est joué en amont, la société Agoratlas et l’outil de veille Visibrain ont passé au crible 109. 760 publications francophones, postées du 10 au 17 octobre (17 heures) sur sept réseaux. Premier constat : parmi les publications qui prennent position, 87,5 % des likes vont au soutien au mouvement social, 9,4 % à l’opposition.
Une solidarité globale sur les réseaux sociauxChaque plateforme a son registre. « Ce ne sont pas les mêmes gens qui répètent la même chose en boucle », résume Florent Lefebvre, directeur scientifique d’Agoratlas. Bluesky est le réseau le plus favorable (47 % de posts de soutien) et insiste sur la répression.
Ce que disent les experts
TikTok raconte des moments : départ de cortège, métro fermé. Facebook ancre le mouvement dans le quotidien, carburant et pouvoir d’achat, et a vu se réactiver les pages « Gilets jaunes », une tendance quasi absente des autres réseaux. L’étude a toutefois ses limites : elle n’analyse que le texte, laissant une partie des publications vidéo inexploitées, et elle s’arrête avant les violences de la soirée.
C’est le seul réseau où les posts d’opposition (32,6 %) dépassent ceux de soutien (22,9 %), dans un registre indigné. Mais même là, les contenus favorables à la mobilisation sont plus de deux fois plus likés que les contenus hostiles. Agoratlas cite, parmi les explications possibles, l’astroturfing, à savoir la production massive de faux contenus.
Difficile d’estimer l’ingérence étrangèreC’est là que la question des ingérences se pose.
Le sujet figure désormais parmi les plus importants de l’agenda mondial.






