Le « permis de louer » a-t-il ralenti le marché immobilier ?
Camille AllainPublié le 28/09/2026 à 06h02 • Mis à jour le 28/09/2026 à 06h02L'essentiel Depuis dix ans, le permis de louer permet aux communes de vérifier l’état d’un logement avant sa mise en location. Ce dispositif...
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Une affaire importante se dessine sur la scène internationale. Camille AllainPublié le 28/09/2026 à 06h02 • Mis à jour le 28/09/2026 à 06h02L'essentiel Depuis dix ans, le permis de louer permet aux communes de vérifier l’état d’un logement avant sa mise en location. Ce dispositif visant à réduire l’habitat insalubre continue d’être adopté par des villes françaises, qui veulent lutter contre les marchands de sommeil. D’après des professionnels du logement, ce fameux « permis » reste peu connu du grand public et des propriétaires qui ne risquent pas grand-chose à le braver.
Elle va rejoindre la longue liste des communes françaises qui ont adopté le « permis de louer. » Ce lundi, la ville de Rennes va adopter ce dispositif au nom clinquant, qui a pour objectif de « vérifier » qu’un logement soit « décent » avant d’y installer des locataires. Autorisé depuis fin 2016, ce permis autorise les communes à visiter les appartements et maisons des propriétaires privés et de vérifier qu’ils respectent la loi française.
Les détails
Un moyen de mieux connaître l’état du parc immobilier et de lutter contre l’habitant insalubre. Et donc de lutter efficacement contre les « marchands de sommeil » qui n’hésitent pas à louer des taudis pour empocher quelques centaines d’euros chaque mois. « Pour nous, c’est un moyen de garantir qu’un logement est décent et de protéger les locataires de l’insalubrité.
C’est la loi française qui fixe les critères. Nous allons vérifier qu’il fasse plus de 9 m2, qu’il soit ventilé, qu’il ait de l’eau chaude ou encore qu’il soit accessible pour les secours », explique Myriam Sahbi-Tollemer, conseillère municipale déléguée au logement pour tous. Pour l’heure, la mesure est uniquement cantonnée à Rennes aux logements de moins de 20 m2 construits avant 1975 dans le centre ancien, soit un vivier limité de 900 appartements.
A chaque nouvelle installation de locataire, les propriétaires concernés devront solliciter le fameux « permis de louer » et prouver que leur logement est décent. La collectivité bretonne aura un mois pour leur répondre. En cas de non-respect du dispositif, le propriétaire s’expose à une amende de 5.
Ce que disent les experts
000 euros, majorée à 15. 000 euros en cas de récidive. « Ce n’est pas la révolution du logement à Rennes, mais c’est un outil de plus.
Les locataires ne connaissent pas toujours leurs droits ou n’ont pas toujours envie de se confronter à leur propriétaire pour dénoncer un habitat indigne », relève la maire Nathalie Appéré. Déjà 700 communes ont eu « le permis »La capitale bretonne n’est pas la première à se doter de ce permis. Depuis sa mise en place il y a dix ans, environ 700 communes, pas toujours en zone tendue, l’ont adopté, faisant de ce dispositif une vraie arme anti mal-logement.
Forcément, la mesure a son lot d’opposants, qui s’inquiètent de voir le marché immobilier être chahuté par cette régulation publique.
Le sujet figure désormais parmi les plus importants de l’agenda mondial.



