Rongé par la violence des gangs, Haïti reporte encore sa présidentielle
20 Minutes avec AFPPublié le 07/10/2026 à 03h41 • Mis à jour le 07/10/2026 à 03h41Après dix ans sans élections, Haïti va devoir encore attendre pour renouer avec la démocratie. Les autorités électorales ont annoncé...
December 31 — İsrail x Hamas Ateşkes II. Aşama...?
Voici les dernières actualités du monde entier : 20 Minutes avec AFPPublié le 07/10/2026 à 03h41 • Mis à jour le 07/10/2026 à 03h41Après dix ans sans élections, Haïti va devoir encore attendre pour renouer avec la démocratie. Les autorités électorales ont annoncé mardi le report des premières étapes du processus électoral, repoussant ainsi sine die la présidentielle et les législatives qui devaient débuter le 13 décembre, dans un pays rongé par la violence des gangs. Le premier tour de ces élections dans le pays le plus pauvre des Amériques devait avoir lieu le 13 décembre prochain et le second tour le 21 février 2027, selon le calendrier initial publié fin juillet.
L’État haïtien n’a plus connu d’élections depuis 2016 et son dernier président, assassiné en 2021, n’a pas été remplacé. Les gangs multiplient les meurtres et les violsLe Conseil électoral provisoire précise dans un communiqué que le nouveau calendrier « sera rendu public dans les meilleurs délais ». Il assure qu’il sera actualisé pour notamment tenir compte des « exigences techniques et opérationnelles du processus ainsi que des conditions nécessaires à la bonne conduite des différentes étapes du processus électoral ».
Les détails
Haïti subit depuis longtemps une crise politique, économique et sécuritaire, mais la situation s’est largement détériorée ces dernières années, les gangs multipliant meurtres, enlèvements, viols ou recrutements d’enfants. Sur environ 11 millions d’habitants, près de 1,5 million sont déplacés à cause des violences, selon une estimation rendue publique par l’Organisation internationale pour les migrations, soulignant que les attaques ne concernaient pas uniquement la capitale Port-au-Prince. 700 personnes ont été tuées ou blessées depuis le début de l’année en Haïti, a alerté Volker Türk, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l'homme début octobre.
Une force soutenue par l’ONU tarde à se constituerUne Force de répression des gangs (FRG) soutenue par l’ONU est en cours de constitution pour assister les forces de police locales dépassées. Elle devait initialement atteindre un effectif de 5. 500 personnels en uniforme et 50 civils, mais selon l’ambassadeur des États-Unis à l’ONU Mike Waltz seuls « 1.
500 militaires » sont actuellement déployés sur le terrain. L’insécurité compromet également les préparatifs électoraux : plusieurs communes échappent au contrôle des autorités et ne disposent pas de centres d’inscription. Dans ce contexte, moins de 800.
000 électeurs se sont inscrits sur les listes électorales dans un pays qui compte environ 7 millions d’habitants en âge de voter, selon les données du Conseil électoral provisoire. Nos articles sur HaïtiLa fermeture de nombreux axes routiers, sous la menace des gangs, empêche par ailleurs l’acheminement du matériel électoral vers plusieurs régions du pays.
Le sujet figure désormais parmi les plus importants de l’agenda mondial.



