C’est quoi « Puissance verte », ce mouvement qui veut intégrer l’écologie dans les partis du centre et de la droite ?
Ajouter 20 Minutes en favoriLou MomegePublié le 11/10/2026 à 07h02 • Mis à jour le 11/10/2026 à 07h02L'essentiel Puissance verte est un mouvement politique, officiellement lancé début octobre, notamment par la maire Les...
December 31 — İsrail x Hamas Ateşkes II. Aşama...?
Des développements majeurs émergent sur la scène mondiale. Ajouter 20 Minutes en favoriLou MomegePublié le 11/10/2026 à 07h02 • Mis à jour le 11/10/2026 à 07h02L'essentiel Puissance verte est un mouvement politique, officiellement lancé début octobre, notamment par la maire Les Républicains de Taverny, Florence Portelli. Son but est d’inclure davantage les préoccupations écologiques dans les propositions du centre et de la droite et ainsi de mieux répondre aux attentes des électeurs. Aujourd’hui, les députés et sénateurs de droite affichent pourtant des décisions qui vont bien souvent à l’encontre des recommandations environnementales.
L’écologie peut-elle être de droite ? En tout cas, elle le doit selon Puissance Verte, un mouvement impulsé par la maire LR de Taverny (Val-d’Oise), Florence Portelli, et Ferréol Delmas, directeur général du think tank Écologie responsable. Dimanche 4 octobre, ils ont réuni des élus, d’anciennes personnalités politiques, ainsi que des experts à Amboise (Indre-et-Loire), pour lancer officiellement leur projet, afin d’inciter les élus du centre et de la droite à mieux prendre en compte les questions environnementales.
Les détails
Au départ de cette initiative, il y a une « prise de conscience » face aux incendies et aux canicules qui se sont multipliées cet été, « la droite doit urgemment s’emparer de ces sujets-là », estime Florence Portelli. Celle qui est aussi vice-présidente de l’AMF et présidente déléguée de la région Île-de-France affirme que les revendications viennent surtout « des élus locaux qui pratiquent l’écologie au niveau municipal, départemental, régional ». « Une nouvelle tendance » à droitePrésent lors de cette journée de lancement, Basile Imbert observe que depuis quelques années, « la droite réessaie d’inventer son écologie et de se ressaisir de cette question-là ».
Ce doctorant en sciences politiques à l’université de Montpellier (également élu du Parti socialiste) est venu en tant qu’observateur, dans le cadre de son travail sur l’écologie de droite. Il explique que ces partis se sont toujours positionnés sur l’écologie, mais avec une forte ambivalence. Il donne l’exemple de Nicolas Sarkozy, qui « fait à la fois le Grenelle de l’environnement en 2008 et deux ans plus tard, dit "l’environnement, ça commence à bien faire" ».
Il poursuit : « Ce n’est pas facile pour eux, parce qu’on les attend plus sur des questions sur la sécurité, la dette, l’entreprise, l’immigration… »Basile Imbert reconnaît que Puissance verte semble « amorcer une nouvelle tendance ». Le 4 octobre dernier, « beaucoup de mouvances de droite étaient représentées, pas seulement Les Républicains. Il y a une volonté d’ouvrir à Jean-Louis Borloo, à Horizons… Comme s’ils avaient compris qu’il fallait ouvrir au-delà des Républicains pour écologiser la droite », fait-il remarquer.
Le développement a suscité une large attention internationale, les milieux diplomatiques le suivant de près.



