« Dans les faits divers, je n’aime pas le moment du crime »… Pour Philippe Jaenada, le temps, c’est de l’ardent
Fabien RandannePublié le 04/10/2026 à 07h32 • Mis à jour le 04/10/2026 à 07h32L'essentiel Le nouveau roman de Philippe Jaenada, L’inconnue du quai de Javel, est paru chez Flammarion en août. Fidèle à son style et à son...
December 31 — İsrail x Hamas Ateşkes II. Aşama...?
Une affaire importante se dessine sur la scène internationale. Fabien RandannePublié le 04/10/2026 à 07h32 • Mis à jour le 04/10/2026 à 07h32L'essentiel Le nouveau roman de Philippe Jaenada, L’inconnue du quai de Javel, est paru chez Flammarion en août. Fidèle à son style et à son goût pour le fait divers, l’auteur mène son enquête sur la mort de Louise Cansot, assassinée en septembre 1949 à l’âge de 29 ans. Cela lui permet aussi de raconter une époque : « Ces Bretonnes envoyées à 16 ans, toutes seules, à Paris.
» Avec ce roman, Philippe Jaenada figure sur la première liste du Prix Goncourt. Cela lui fait « plaisir ». « C’est une sorte de jeu.
Les détails
Comme une course, confie le turfiste invétéré. Si on ne gagne pas, tant pis. Si on gagne, c’est formidable.
»Philippe Jaenada ne s’en cache pas : il a eu recours à l’intelligence artificielle pour L’inconnue du quai de Javel. Dans son nouveau roman, paru en août chez Flammarion et en lice pour le Prix Goncourt, l’écrivain demande à ChatGPT et à Claude ce qui sèche le plus vite : les pavés ou les cheveux ? Certaines réponses sont déconcertantes.
Il les relate de la page 237 à la page 240, avec son sens de la formule et de l’humour. On lui demande ce qu’il pense de l’affaire Thélyson Orélien, qui agite le petit monde littéraire ces jours-ci. Selon lui, son homologue canado-haïtien a-t-il utilisé l’intelligence artificielle pour écrire son roman C’était ça ou mourir ?
Ce que disent les experts
« On s’est croisés plusieurs fois depuis la rentrée, Thélyson est extrêmement sympathique », se contente-t-il de répondre. Il préfère garder son avis pour lui mais nous donne son opinion sur l’IA : « Elle ne sera jamais humaine, par définition. Elle ne pourra jamais écrire un livre avec son cœur, son âme, ses souvenirs, sa vision unique des choses, des gens et du monde.
»Sens de l’observation et parenthèsesPas besoin de détecteur d’intelligence artificielle pour confirmer que L’inconnue du quai de Javel est le fruit d’une plume humaine (dans tous les sens du terme). On y retrouve tout ce qui fait le style de l’écrivain de 62 ans : le récit de périodes révolues, le sens de l’observation, l’attention portée aux petites choses, le goût de l’anecdote, les digressions foisonnantes, et des parenthèses qui s’ouvrent sans qu’on sache toujours quand elles vont se refermer. Ces parenthèses agacent certains lecteurs, qui le lui disent.
Cela a été « un problème » pour Philippe Jaenada, fut un temps. Ce n’en est plus un aujourd’hui : « C’est ma manière naturelle d’écrire. » S’il y allait mollo sur les parenthèses, ce serait moins lui.
Le sujet figure désormais parmi les plus importants de l’agenda mondial.




