« J’essaie de faire des économies partout » : Prix du carburant et quotas de thon, les raisons de la colère des pêcheurs
Mathilde DurandPublié le 17/09/2026 à 15h08 • Mis à jour le 17/09/2026 à 15h08L'essentiel Depuis le début de la semaine, les pêcheurs ont mené plusieurs actions de blocage de ports ou de dépôts pétroliers pour alerter...
December 31 — İsrail x Hamas Ateşkes II. Aşama...?
Une affaire importante se dessine sur la scène internationale. Mathilde DurandPublié le 17/09/2026 à 15h08 • Mis à jour le 17/09/2026 à 15h08L'essentiel Depuis le début de la semaine, les pêcheurs ont mené plusieurs actions de blocage de ports ou de dépôts pétroliers pour alerter sur leur situation professionnelle. Hausse du prix du carburant, quotas de pêche, nouvelles normes… Les pêcheurs ne sont plus rentables, notamment en Méditerranée. Jeudi, ils rencontrent Monique Barbut, ministre de la Transition écologique et Catherine Chabaud, ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche.
«Je ne sais même plus à combien est le gasoil ». Affairé sur son bateau, ce pêcheur du port du Vallon des Auffes à Marseille n’est pas sorti en mer depuis plusieurs semaines, à cause d’une panne de moteur. Ses confrères, en revanche, ne connaissent que trop bien le prix du carburant à la pompe.
Les détails
Depuis le début de la semaine, les pêcheurs multiplient les actions pour alerter sur leur situation. Ce jeudi, ils bloquent l’accès à un dépôt pétrolier à Frontignan dans l’Hérault, ainsi que les ports de Sète et de Nice (Alpes-Maritimes). Sur le Vieux-Port, à Marseille, les étals de la criée regorgent de poissons frais, pris en photos par les passants et écaillés pour les clients.
Ici pas de blocage, mais un sentiment diffus de résignation face à « une France dans la merde », lâche un des vendeurs. Alex s’est lancé à son compte depuis le mois d’octobre. Fils et petit-fils de pêcheurs, il a été rattrapé par ce métier passion où il ne « compte pas du tout ses heures ».
« J’ai vu l’augmentation d’un coup. J’ai commencé à 74 centimes et là c’est 1,20 euro le litre », déplore-t-il. « Faire avec »Avec une consommation mensuelle de 2.
Ce que disent les experts
500 litres, les charges d’Alex explosent. « Je travaille deux fois plus, je sors en mer puis je vends mes poissons moi-même, j’essaie de faire des économies partout », témoigne l’homme de 28 ans dont l’activité a déjà été fortement impactée par la canicule cet été. Le pêcheur, qui travaille au large de Port-de-Bouc et de Port-Saint-Louis, a découvert le blocage de Fos-sur-Mer mardi à la télévision.
« Je n’étais pas au courant sinon j’y serais allé ». « Tout est cher, martèle Eric, pêcheur depuis seize ans. Il y a le carburant, mais chaque câble, chaque réparation sur le bateau, et puis on a de plus en plus de règles, de réserves maritimes où on ne peut plus aller… ».
Désabusé, il pointe une situation générale difficile. « Il faudrait faire grève mais on ne peut pas se le permettre… », lâche-t-il. En attendant, il « fait avec » dans une marge de manœuvre limitée.
Le sujet figure désormais parmi les plus importants de l’agenda mondial.



