Colère des lycéens : « J’ai envie de les voir et de leur parler »… Les profs reverront-ils leurs élèves ce lundi ?
Ajouter 20 Minutes en favoriApolline RIOUPublié le 02/11/2026 à 06h02 • Mis à jour le 02/11/2026 à 06h02L'essentiel La rentrée scolaire des vacances de la Toussaint ce lundi s’annonce difficile, avec une mobilisation...
December 31 — İsrail x Hamas Ateşkes II. Aşama...?
Une affaire importante se dessine sur la scène internationale. Ajouter 20 Minutes en favoriApolline RIOUPublié le 02/11/2026 à 06h02 • Mis à jour le 02/11/2026 à 06h02L'essentiel La rentrée scolaire des vacances de la Toussaint ce lundi s’annonce difficile, avec une mobilisation lycéenne qui se poursuit malgré les mesures annoncées par le gouvernement, lundi, jugées insuffisantes par les organisations lycéennes. Les professeurs espèrent renouer le dialogue avec les adolescents, après plusieurs semaines de fermeture pour certains établissements. Les enseignants soutiennent les revendications de leurs élèves, et attendent avant tout une réponse concrète du gouvernement, pour les retrouver en classe dans de meilleures conditions.
Après deux semaines de vacances scolaires, les cours reprennent ce lundi, alors que la colère lycéenne ne semble pas être tarie. « On aurait certainement dû être plus rapide… », a avoué Édouard Geffray, ministre de l’Éducation, jeudi, sur le plateau de LCI. Quelques jours auparavant, le gouvernement avait annoncé plusieurs mesures pour tenter d’éteindre le mouvement de contestation, enclenché à la fin du mois de septembre.
Les détails
Mais les « miettes » proposées n’ont pas su convaincre les adolescents, toujours à la recherche de mesures concrètes pour améliorer leurs conditions de travail. Les élèves vont peut-être rebloquer leur lycée pour la rentrée scolaire... Mais qu'en pensent réellement leur professeur ?
VILETTE/SIPAFace à la violence de certains blocages, de nombreux établissements ont choisi de rester fermés. Dans le lycée où enseigne Julia*, en Essonne, les élèves ont ainsi manqué trois semaines de cours. « Ça a dégénéré, raconte-t-elle, une grille électrique a pris feu et la police est intervenue.
» Par la suite, impossible d’obtenir la réouverture de l’établissement, et plusieurs professeurs ont été victimes de « blocages numériques » lors de cours en distanciel. « Les élèves se sont connectés par centaines, faisant bugger la plateforme et proférant des insultes », relate-t-elle. Rétablir le contact« Je n’ai plus aucun contact pédagogique avec les élèves depuis, j’ai envie de les voir et de leur parler pour leur montrer qu’on est de leur côté, que nous ne sommes pas leur ennemi et que nous voulons leur bien-être », regrette Julia.
Ce que disent les experts
Si elle n’est pas opposée à la poursuite du blocage, elle espère pouvoir renouer le dialogue à partir de lundi avec les jeunes, et éviter la violence. Au lycée Stéphane-Hessel de Toulouse, deux semaines entières de cours ont sauté, après des affrontements brutaux lors de deux blocages. « Dès le 30 septembre, on avait demandé à la direction et au rectorat de rouvrir l’établissement, pour ne pas laisser seuls les lycéens et faire en sorte qu’ils puissent se réunir », assure Pierre Priouret, professeur de mathématiques et secrétaire académique du SNES-FSU.
En Haute-Garonne, la quasi-totalité des établissements a fermé.
Le développement a suscité une large attention internationale, les milieux diplomatiques le suivant de près.



