Budget 2027 : Coup dur pour Lecornu, le projet de loi rejeté à l’unanimité à l’Assemblée
Ajouter 20 Minutes en favori20 Minutes avec AFPPublié le 05/11/2026 à 01h37 • Mis à jour le 05/11/2026 à 01h37Sébastien Lecornu va devoir revoir sa copie et surtout trouver des compromis s’il veut éviter la censure....
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Une affaire importante se dessine sur la scène internationale. Ajouter 20 Minutes en favori20 Minutes avec AFPPublié le 05/11/2026 à 01h37 • Mis à jour le 05/11/2026 à 01h37Sébastien Lecornu va devoir revoir sa copie et surtout trouver des compromis s’il veut éviter la censure. Après une dizaine de jours de débats, les députés ont rejeté mercredi à l’unanimité le projet de budget de l’État pour 2027 profondément transformé. Le texte arrivera donc au Sénat la 20 novembre dans sa version initiale.
Un texte rejeté par tous les bords politiquesComme l’an passé, l’Assemblée a massivement rejeté en première lecture le texte, les oppositions désapprouvant les choix du gouvernement, et les soutiens de ce dernier déplorant un texte totalement détricoté. Le rejet de la partie recettes a été voté par 458 députés issus de tous les groupes, y compris ceux soutenant le gouvernement. Seuls deux élus du groupe communiste et ultramarin se sont abstenus.
Les détails
Le temps du compromis viendra « après », a voulu tempérer Matignon, renvoyant à « décembre » un éventuel accord entre la version du gouvernement et celle à venir du Sénat. Toutefois, contrairement à l’an dernier où Sébastien Lecornu avait trouvé un accord de non-censure avec le PS, aucun compromis ne se dessine à ce stade. L’Assemblée a largement amputé le dernier budget de la présidence Macron, censé viser un déficit à 5 % du PIB en 2027, contre 5,4 escomptés cette année.
Des mesures d’économies, sur l’abattement dont bénéficient les retraités ou sur les collectivités, ont notamment été supprimées par les députés, tout comme la surtaxe sur les grandes entreprises. Au grand dam du ministre des Comptes publics, David Amiel, qui a chiffré à « 5,9 » % du PIB le déficit virtuel qui découlerait du vote des députés. « Ce budget n’était pas crédible à l’origine », a critiqué Éric Coquerel, président LFI de la commission des Finances.
C’est « le testament d’un pouvoir qui aura réussi l’exploit d’enrichir les plus riches tout en appauvrissant l’État », a ajouté Estelle Mercier (PS), accusant les macronistes de voter « main dans la main » avec le RN contre certaines taxes. Jean-Philippe Tanguy, responsable des questions budgétaires au RN, a, lui, accusé le gouvernement dans une charge virulente de mentir « sciemment » en laissant penser que le Parlement peut réécrire le budget à la place du gouvernement. Au gré de débats parfois nourris, mais régulièrement tenus dans un hémicycle déserté, les députés ont fait adopter certains marqueurs : une taxe Zucman sur les multinationales pour la gauche, un prêt immobilier à taux zéro pour les jeunes couples côté RN, une taxe renforcée sur les holdings pour le MoDem… Des victoires effacées par le rejet du budget.
Nos articles sur le Budget 2027« Nous avons quelques semaines pour dessiner un compromis indispensable », a lancé David Amiel, appelant à ne pas se laisser « hypnotiser par l’élection présidentielle ».
Le développement a suscité une large attention internationale, les milieux diplomatiques le suivant de près.




