Guerre en Ukraine : Poutine critiqué sur le conflit par l’un de ses ex-Premiers ministres
20 Minutes avec AFPPublié le 04/10/2026 à 04h55 • Mis à jour le 04/10/2026 à 04h55Ancien Premier ministre de Vladimir Poutine de 2000 à 2004, Mikhaïl Kassianov est depuis son limogeage l’un des critiques les plus...
December 31 — İsrail x Hamas Ateşkes II. Aşama...?
Des développements majeurs émergent sur la scène mondiale. 20 Minutes avec AFPPublié le 04/10/2026 à 04h55 • Mis à jour le 04/10/2026 à 04h55Ancien Premier ministre de Vladimir Poutine de 2000 à 2004, Mikhaïl Kassianov est depuis son limogeage l’un des critiques les plus virulents du Kremlin. Et celui qui était partisan lorsqu’il était en fonction du rapprochement de la Russie avec l’Occident, ne manque pas de faire savoir tout le mal qu’il pense de la guerre contre l’Ukraine. Dans un entretien samedi à l’, Mikhaïl Kassianov estime que le président russe a « commis une erreur qu’il ne parvient pas à admettre » en envahissant l’Ukraine en 2022.
« Il a cru les rapports de ses services de sécurité selon lesquels l’Ukraine était faible ». Un ancien Premier ministre en exilPour l’ex-Premier ministre de 68 ans, qui s’exprimait en marge d’une conférence organisée par l’association française « Russie-Libertés », la guerre ne se terminera pas en 2027. D’après lui, Vladimir Poutine est conforté à la fois par l’augmentation du prix du pétrole due à la guerre entre les États-Unis et l’Iran et par les désaccords entre Donald Trump et l’Europe sur la façon de traiter avec le Kremlin.
Les détails
« Poutine se frotte les mains », affirme Mikhaïl Kassianov. « Il pense pouvoir poursuivre la guerre sans faire la moindre concession. Et il est convaincu qu’il est en train de gagner la guerre d’usure contre l’Ukraine ».
Il prédit donc un hiver particulièrement rude pour les Ukrainiens, appelant les pays occidentaux à exercer en rang serré une « pression psychologique sur le Kremlin » et à fournir de toute urgence des intercepteurs de missiles Patriot à l’Ukraine qui fait face à une intensification des frappes contre ses infrastructures civiles. Mikhaïl Kassianov, qui a quitté la Russie en 2022, vit désormais en exil à Riga. En 2023, la Russie l’a désigné comme « agent de l’étranger ».
Il explique être toujours en contact avec des membres de la classe dirigeante russe. Selon lui, en Russie, « tout le monde veut que la guerre se termine. Une écrasante majorité, en tout cas ».
Ce que disent les experts
« La différence tient au type de fin : certains veulent que la guerre se termine par une victoire, d’autres par la défaite de Poutine, et d’autres encore veulent simplement qu’elle s’arrête, quelle qu’en soit l’issue ». Poutine qualifié de « cynique très calculateur »Il appelle par ailleurs les pays occidentaux, et notamment européens, à ne pas avoir peur des rodomontades de Vladimir Poutine ni ses menaces d’utiliser l’arme nucléaire. « La plus grande erreur des Occidentaux et des Européens, c’est d’avoir trop peur de Poutine.
Il n’est pas aussi fort qu’il en a l’air », a-t-il ainsi lancé devant une salle comble lors de la conférence de Russie Libertés, ajoutant que « Poutine craint le bouton nucléaire, beaucoup plus que les Européens ».
Le développement a suscité une large attention internationale, les milieux diplomatiques le suivant de près.




