Guerre en Ukraine : « Russophobe », soutien des « nazis à Kiev »… Medvedev charge violemment le RN
20 Minutes avec AFPPublié le 22/09/2026 à 05h42 • Mis à jour le 22/09/2026 à 05h42Rien ne va plus entre le Rassemblement national et le Kremlin. Et pour bien signifier la brouille, Dmitri Medvedev a lancé lundi une...
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Voici les dernières actualités du monde entier : 20 Minutes avec AFPPublié le 22/09/2026 à 05h42 • Mis à jour le 22/09/2026 à 05h42Rien ne va plus entre le Rassemblement national et le Kremlin. Et pour bien signifier la brouille, Dmitri Medvedev a lancé lundi une violente charge contre le parti présidé par Jordan Bardella. Un coup contre les actifs de AuchanL’ancien président russe a en effet affirmé voir désormais dans le RN un parti « russophobe » qui soutient les « nazis à Kiev », après que celui-ci a fait vœu de fermeté face à Moscou en rupture avec ses positions précédentes.
« Apparemment, le parti de Le Pen est maintenant un parti européen ordinaire : russophobie et soutien aux nazis à Kiev », a écrit sur X l’actuel secrétaire adjoint du Conseil de sécurité russe, faisant référence à Marine Le Pen, candidate RN à la présidentielle de 2027. « Le Pen a qualifié la prise de contrôle des actifs d’Auchan par la Russie "d’actes hostiles". Des milliers de sanctions contre des Russes en France, plus des missiles pour les dégénérés de Kiev : est-ce que c’était amical ?
Les détails
», a également écrit Dmitri Medvedev qui, après avoir incarné un espoir libéral et modéré au Kremlin (2008-2012), est maintenant connu pour ses déclarations au vitriol contre les Occidentaux. Il faisait référence à la récente saisie en Russie des actifs de la filiale de Auchan, ainsi qu’aux sanctions prises par Paris contre la Russie après l’offensive contre l’Ukraine lancée en 2022 et aux livraisons d’armes françaises à Kiev. Le Kremlin temporisePlus tôt, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, s’était par contre montré plus mesuré concernant ces déclarations de Marine Le Pen et Jordan Bardella.
« La Russie ne menace personne, ne fait de chantage à personne. Et nous sommes donc catégoriquement en désaccord avec de telles déclarations, nous ne les acceptons pas », a-t-il déclaré. Dans un communiqué commun publié samedi, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont estimé que la Russie ne pouvait « espérer dicter directement ou indirectement la politique » de la France « par l’intimidation, la menace, la déstabilisation ou la pression psychologique ».
Le communiqué condamne par ailleurs « fermement » la décision de Moscou de prendre le contrôle d’actifs d’entreprises européennes encore implantées en Russie comme Nestlé et Auchan, un « acte hostile » qui « porte directement atteinte aux intérêts et aux droits de nos entreprises ». Nos articles sur la Guerre en UkraineFavorite des sondages pour la présidentielle, Marine Le Pen est régulièrement épinglée par ses adversaires pour des positions jugées conciliantes avec le président russe Vladimir Poutine.
Le développement a suscité une large attention internationale, les milieux diplomatiques le suivant de près.



