Mobilisation du 17 octobre : « La colère est trop grande »… Boris, « gilet jaune » de la première heure, de retour sept ans après
Ajouter 20 Minutes en favoriJean-Loup DelmasPublié le 18/10/2026 à 06h42 • Mis à jour le 18/10/2026 à 06h42L'essentiel Ce samedi 17 octobre marquait la première journée de mobilisation nationale depuis le mouvement...
December 31 — İsrail x Hamas Ateşkes II. Aşama...?
Des développements majeurs émergent sur la scène mondiale. Ajouter 20 Minutes en favoriJean-Loup DelmasPublié le 18/10/2026 à 06h42 • Mis à jour le 18/10/2026 à 06h42L'essentiel Ce samedi 17 octobre marquait la première journée de mobilisation nationale depuis le mouvement lycéen, avec notamment la crise du pouvoir d’achat en ligne de mire. Bourges (Cher) avait été l’une des villes symboles du mouvement des « Gilets Jaunes ». À l’occasion du 17 octobres, certains anciens des ronds points ont remis le bleu (ou plutôt le jaune) de chauffe.
Parmi eux Boris, manifestant de la première heure, a accepté de nous raconter les raisons de son retour sur les pavés. De notre envoyé spécial à Bourges,Dès l’enfance, Boris a été biberonné à la conscience sociale. Une mère ouvrière, un père chauffeur, « des parents qu’on a vus en galère et qui nous ont donné très tôt un regard et une ouverture au monde ».
Les détails
Alors, lorsque le premier mouvement « gilets jaunes » a éclaté en 2018, l’agent de maintenance dans le médico-social était présent dès l’acte 1 à Bourges. « Il y avait déjà un ras-le-bol général, surtout au niveau du pouvoir d’achat. »Mais aussi une lassitude politique : « On a 40 ans de politiciens qui ne nous satisfont pas, qui ne nous écoutent plus.
Je pense que Sarkozy a été l’étincelle, qu’il était temps qu’on bouge. » Puis, en y repensant : « Et encore, ça a pris du temps. Sarko, c’était en 2007, il n’y a eu les ''gilets jaunes'' qu’en fin 2018.
»La gauche politicienne ne trouve pas plus de satisfaction à ses yeux : « On a essayé Hollande et ça a peut-être été encore pire. Aujourd’hui, je ne sais pas pour qui voter en 2027. Je ne fais plus confiance.
Ce que disent les experts
Gauche ou droite, c’est la même vermine, ils veulent juste leur place au chaud. »Le pouvoir d’achat, toujours plus en berneAu-delà de ses propres déceptions, il évoque les sketchs de Coluche ou les interventions de Daniel Balavoine face à Mitterrand, bien avant sa naissance. « Écoutez-les aujourd’hui, et ça colle encore parfaitement à la situation.
C’est la preuve que rien ne change. » Voire que tout empire. « En 2018, on est montés au front pour de l’essence à 1,50 euro le litre.
Aujourd’hui, elle est à 2,25… voire 2,50 euros. »Et il n’y a pas que le passage à la pompe où la facture est devenu trop salé, pour ce salarie quasiment au Smic, avec juste des aides du Segur. « On est tout le temps pris à la gorge.
Le sujet figure désormais parmi les plus importants de l’agenda mondial.




