Violences contre les enfants : « Ça ne fonctionne pas beaucoup mieux qu’en France »… L’Espagne, le modèle à suivre ?
Ajouter 20 Minutes en favoriElsa ProvenzanoPublié le 26/10/2026 à 08h07 • Mis à jour le 26/10/2026 à 08h07L'essentiel Le concept de Barnahus - ou « maison des enfants » - a le vent en poupe en Europe et notamment en...
December 31 — İsrail x Hamas Ateşkes II. Aşama...?
Des développements majeurs émergent sur la scène mondiale. Ajouter 20 Minutes en favoriElsa ProvenzanoPublié le 26/10/2026 à 08h07 • Mis à jour le 26/10/2026 à 08h07L'essentiel Le concept de Barnahus - ou « maison des enfants » - a le vent en poupe en Europe et notamment en Espagne, où il a été déployé dans trois régions. Avec un accueil centralisé des mineurs victimes de violences, il a des ressemblances avec le fonctionnement des unités d’accueils pédiatriques enfants en danger, qui existent depuis 1998 en France. Si l’interdisciplinarité est un point commun, un psychologue mène les auditions en Espagne dans un lieu neutre tandis que c’est un enquêteur en France, dans une unité hospitalière.
Avez-vous déjà entendu parler du « Barnahus » ? C’est le modèle qu’ont commencé à appliquer une trentaine de pays européens sous l’impulsion du Conseil de l’Europe, afin de traiter les violences faites aux enfants. « Barnahus », qui signifie « maison des enfants » en Islandais, est un modèle d’accueil centralisé des mineurs, né dans les pays nordiques en 1998.
Les détails
Depuis 1998 également, on dispose des UAPED (Unités d’Accueil Pédiatrique Enfants en Danger) pilotées par l’association la Voix de l’enfant. « On a l’habitude en France de tout le temps aller voir chez les voisins ce qu’on a déjà chez soi et qui fonctionne et qu’on ne valorise pas », s’agace la présidente de l’association, Martine Brousse. Comment fonctionnent les unités françaises ?
Trop peu mises en avant selon l’association, ces UAPED prennent en charge les mineurs victimes de toutes les formes de violences (physiques, sexuelles, prostitution, harcèlement etc. ) mais également les mineurs auteurs, parce « qu’on sait qu’il peut y avoir un processus de répétition quand on a été victime », fait valoir Martine Brousse. Elles fonctionnent sur la base d’un travail pluridisciplinaire dans un lieu unique qui sert d’audition, de soin et parfois de mise à l’abri.
Les gendarmes et les policiers, c’est-à-dire les enquêteurs nommés par le parquet, se déplacent au sein des unités d’accueil à l’hôpital. Celles-ci se mettent à hauteur d’enfants avec des entrées dédiées, des couleurs aux murs, des jeux et même le recours à des chiens pour de la médiation lors des auditions. En 2025, on recensait plus d’une centaine d’UAPED en France.
« Quand l’enquêteur mène son audition avec l’enfant, il y a une vitre sans tain dans la pièce et, de l’autre côté, il peut y avoir un pédiatre, un psychologue, une infirmière et un autre enquêteur », détaille la présidente. Ils peuvent donner leur avis sur les échanges auxquels ils ont assisté et attiré l’attention de l’enquêteur sur un point en particulier : un mot qui revient, une tendance à fuir telle question ou un comportement. Et le « Barnahus » en Espagne ?
Le sujet figure désormais parmi les plus importants de l’agenda mondial.




