Avec le livre « Ils ont tué Bambi », deux journalistes tentent de réconcilier chasseurs et « écolos »
Propos recueillis par Romarik Le DourneufPublié le 02/10/2026 à 06h02 • Mis à jour le 02/10/2026 à 06h02L'essentiel Dans leur livre Ils ont tué Bambi (Editions Le passager clandestin), publié ce vendredi, Maïlys Belliot...
December 31 — İsrail x Hamas Ateşkes II. Aşama...?
Des développements majeurs émergent sur la scène mondiale. Propos recueillis par Romarik Le DourneufPublié le 02/10/2026 à 06h02 • Mis à jour le 02/10/2026 à 06h02L'essentiel Dans leur livre Ils ont tué Bambi (Editions Le passager clandestin), publié ce vendredi, Maïlys Belliot et Stephan Ferry, deux journalistes issus du milieu écologiste, racontent leurs deux ans d’enquête dans les différents milieux de la chasse en France. Il en ressort un portrait nuancé des chasseurs, plus ouverts et protecteurs de la nature qu’il n’y paraît. Surtout, les auteurs militent pour un dialogue entre les chasseurs et les associations écologistes dont les intérêts sont finalement très proches malgré les désaccords.
La fin du mois de septembre marque le début de l’ouverture de la chasse dans l’essentiel de l’Hexagone. L’occasion pour Maïlys Belliot et Stephan Ferry de publier, ce vendredi, leur livre Ils ont tué Bambi (Editions Le passager clandestin) dans lequel ils racontent les deux années qu’ils ont passées dans ce monde qui leur semblait opposé. Entre immersion, enquête et interviews, ils explorent les relations entre les chasseurs et les militants écologistes, les nuances mal connues de ce milieu et la réalité derrière les caricatures.
Les détails
Pour 20 Minutes, ils racontent. Qu’est-ce qui vous a motivés à enquêter sur la chasse et à écrire ce livre ? : Nous sommes tous les deux plutôt issus du milieu écologiste.
Par le passé, nous avons soutenu ou été actifs dans des associations de protection de la nature. En 2018, alors que nous travaillions ensemble, une publicité dans le métro parisien, entre autres, présentait les chasseurs comme les « premiers écologistes de France ». Nous nous sommes dit : « C’est pas vrai, ils n’ont pas osé quand même… » On a alors décidé de creuser.
On se disait qu’avec une telle visibilité, ça ne pouvait pas être que de la provocation, ils avaient forcément des arguments derrière. : Plus que cette campagne encore, nous avons été interpellés par les discours assez ouverts des chasseurs et des anti-chasse par rapport à leur opposant respectif. Des chasseurs qui disaient « maintenant, les gens ont envie de se promener même quand il pleut, à nous de le prendre en compte ».
Ce que disent les experts
Et de l’autre côté, des anti-chasse qui expliquaient que c’était dommage de se taper dessus alors qu’ils ont des « intérêts communs à défendre ». Quels sont ces intérêts justement ? : Les chasseurs ne font pas que tuer des animaux.
Ils sont aussi présents sur le terrain tout le reste de l’année. Ce sont des personnes qui sont très attachées à leur territoire et qui font en sorte de le faire vivre, ils contribuent avec les agriculteurs, les forestiers et les municipalités à le préserver. Par exemple, ils entretiennent des sentiers.
Ils ont une connaissance extrêmement précieuse du terrain. Cela ne signifie pas que la chasse soit la seule manière d’acquérir cette connaissance, ni qu’elle soit toujours bénéfique.
Le développement a suscité une large attention internationale, les milieux diplomatiques le suivant de près.




