Vol FlyDubaï dérouté : Comment est-il encore possible de faire entrer une arme dans un avion ?
Mikaël LibertPublié le 02/10/2026 à 07h02 • Mis à jour le 02/10/2026 à 07h02L'essentiel Depuis les attentats du 11 septembre 2001, les mesures de sûreté dans l’aviation civile sont drastiques et s’appliquent aux...
December 31 — İsrail x Hamas Ateşkes II. Aşama...?
Des développements majeurs émergent sur la scène mondiale. Mikaël LibertPublié le 02/10/2026 à 07h02 • Mis à jour le 02/10/2026 à 07h02L'essentiel Depuis les attentats du 11 septembre 2001, les mesures de sûreté dans l’aviation civile sont drastiques et s’appliquent aux passagers mais aussi au personnel navigant. Un règlement européen impose que « les personnes autres que les passagers doivent être soumises à une inspection/filtrage », bien que celle-ci puisse être réalisée « de manière aléatoire et continue » selon l’évaluation du risque. La liste des articles prohibés pour le personnel navigant est moins exhaustive que celle des passagers.
Les équipages ont accès à bord à des objets normalement interdits comme une petite hache dans le cockpit. Les mesures de sûreté dans l’aviation civile sont devenues particulièrement drastiques depuis les attentats du 11 septembre 2001. Si les passagers sont les premiers concernés, notamment par des contrôles poussés des personnes et des bagages, le personnel navigant l’est tout autant.
Les détails
Du moins presque autant. D’ailleurs, qu’un copilote ait pu s’emparer d’une arme blanche pour attaquer son pilote sur un vol commercial de la compagnie FlyDubaï montre qu’il y a sans doute encore des trous dans la raquette. En Europe, c’est le règlement d’exécution (UE) 2015/1998 qui détaille les mesures de sûreté aéroportuaires, y compris pour les personnels navigants.
Lorsque l’on prend l’avion en tant que passager, on sait désormais qu’un inoffensif coupe-ongles laissé dans un bagage cabine nous vaudra, au mieux, les gros yeux des équipes de sûreté lorsque l’engin sera détecté aux rayons X. Ce passage obligatoire pour les passagers l’est néanmoins aussi pour ceux que le règlement européen qualifie de « personnes autres que les passagers ». Donc le personnel de cabine et le personnel navigant.
Les mêmes règles que pour les passagers, ou presque« Les personnes autres que les passagers doivent être soumises à une inspection/filtrage » est-il écrit au point 1. Une inspection réalisée avec les mêmes moyens que ceux déployés pour les passagers. Il en va de même pour les bagages et objets transportés par les équipages.
Ce que disent les experts
Cependant, le règlement précise aussi que les personnels navigants peuvent être soumis « à une inspection/filtrage de manière aléatoire et continue », charge à l’autorité compétente d’en déterminer la fréquence « sur la base d’une évaluation du risque ». 1 du règlement, les « personnes autres que les passagers » peuvent être « exemptées de l’inspection/filtrage » si elles sont accompagnées « par une personne autorisée ». Si de tels contrôles existent pour les personnels navigants, c’est parce qu’eux aussi n’ont pas le droit d’emporter n’importe quoi à bord d’un avion.
Les « articles prohibés » pour les personnes autres que les passagers sont listés dans l’appendice 1-A du règlement.
Le sujet figure désormais parmi les plus importants de l’agenda mondial.



