Primaire de la gauche : « Je ne suis soumise à personne »… Ségolène Royal face au sexisme en politique
Apolline RIOUPublié le 04/10/2026 à 06h02 • Mis à jour le 04/10/2026 à 06h02L'essentiel Ségolène Royal a dégoupillé face à Jérôme Guedj lors du premier débat de la primaire socialiste, le 23 septembre. Quand il l’accuse...
December 31 — İsrail x Hamas Ateşkes II. Aşama...?
Voici les dernières actualités du monde entier : Apolline RIOUPublié le 04/10/2026 à 06h02 • Mis à jour le 04/10/2026 à 06h02L'essentiel Ségolène Royal a dégoupillé face à Jérôme Guedj lors du premier débat de la primaire socialiste, le 23 septembre. Quand il l’accuse de « soumission à LFI », elle y entend une connotation patriarcale. Ce dimanche, se tient le troisième et dernier débat.
Lors de sa première campagne en 2007, la candidate socialiste avait été la cible d’attaques sexistes de la part de ses pairs et concurrents politiques, ainsi que des médias. Vingt ans plus tard, la société a évolué et les femmes sont plus nombreuses dans les instances dirigeantes. Mais ont-elles la même légitimité que les hommes ?
Les détails
Au milieu de ses concurrents jeudi soir, elle était la seule femme parmi quatre hommes sur le plateau de France 2. Olivier Faure, Emmanuel Maurel, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj… Le « boys club » de cette primaire socialiste n’est pas une première. En 2006 déjà, Ségolène Royal était l’unique candidate féminine face à Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius.
Ce dernier aurait demandé : « Qui va garder les enfants ? », à l’annonce de la candidature de son opposante. DSK de son côté aurait considéré que Ségolène Royal aurait mieux fait de « rester chez elle au lieu de lire ses fiches cuisine ».
Des propos que tous deux ont démentis par la suite, mais qui s’inscrivent dans le contexte d’une campagne empreinte de sexisme contre l’ancienne ministre. Jean-Luc Mélenchon, encore membre du PS, aurait lui-même déclaré que « la présidentielle n’est pas un concours de beauté ». Vingt ans plus tard, lors du premier débat de l’actuelle primaire sur le plateau de LCI le 23 septembre, Ségolène Royal a cru voir l’ombre de ses vieux démons ressurgir.
Ce que disent les experts
Quand Jérôme Guedj l’a accusé de « glisser dans la soumission à La France insoumise », la candidate socialiste a bondi en rétorquant : « Pas d’insulte. Je ne glisse pas dans la soumission, surtout une femme. Il ne faut pas me parler avec ce vocabulaire-là.
» Guedj, étonné : « En quoi ce terme est une insulte ? » Ségolène, catégorique : « Je ne suis soumise à personne. Pourquoi pas forte ou libre ?
»Lorsque nous l’interrogeons sur sa réaction, Ségolène Royal maintient sa position. « La soumission, c’est le patriarcat », affirme-t-elle. Mariette Sineau, directrice de recherche honoraire au CNRS et à Sciences Po, y voit pourtant « une part d'instrumentalisation du sexisme à des fins de combat politique ».
Le sujet figure désormais parmi les plus importants de l’agenda mondial.




