Violences du 17 octobre : Avec LFI, Mélenchon compte « pourrir la réunion » de Lecornu à Matignon
Ajouter 20 Minutes en favori20 Minutes avec AFPPublié le 21/10/2026 à 02h45 • Mis à jour le 21/10/2026 à 02h45La tension s’annonce vive jeudi à Matignon. Si Jean-Luc Mélenchon a indiqué mardi soir que La France...
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Une affaire importante se dessine sur la scène internationale. Ajouter 20 Minutes en favori20 Minutes avec AFPPublié le 21/10/2026 à 02h45 • Mis à jour le 21/10/2026 à 02h45La tension s’annonce vive jeudi à Matignon. Si Jean-Luc Mélenchon a indiqué mardi soir que La France insoumise se rendrait bien à la réunion des partis politiques à l’invitation de Sébastien Lecornu après les violences du week-end, il a prévenu que sa formation allait lui « pourrir » le rendez-vous. « On va y aller, on va te pourrir la réunion », a affirmé le candidat insoumis à l’élection présidentielle lors d’une conférence devant des sympathisants.
Le Premier ministre a fait parvenir mardi une lettre aux différents partis pour expliquer sa démarche, sur fond de tirs croisés entre l’exécutif et LFI, qui se renvoient la responsabilité des scènes de chaos observées ce week-end. Mélenchon moque la lettre de Lecornu« Nous sommes invités à venir à une réunion très étrange », a ironisé Jean-Luc Mélenchon, avant de faire une lecture elliptique du courrier de Sébastien Lecornu, ponctuée de citations et de commentaires moqueurs. « La République tient par cette conviction commune qu’aucun désaccord, aucune colère, aucune ambition politique ne peut justifier le recours à la violence », écrit notamment le Premier ministre dans sa missive.
Les détails
« Tu vas nous faire signer un certificat ? C’est ça que tu veux ? Tu crois vraiment qu’on va le faire ?
», s’est exclamé le prétendant à l’Élysée en réponse à cette phrase. Le Premier ministre a par ailleurs indiqué que « la sécurité de la campagne présidentielle » ferait partie de l’ordre du jour de la réunion. « Nous, on vient pas pour discuter avec lui des risques de l’élection présidentielle.
Parce que les risques de l’élection présidentielle, on peut les lui raconter à l’avance : c’est pas les groupuscules de l’ultragauche, c’est monsieur Netanyahou qui pèse sur les élections à Marseille, à Toulouse, à Roubaix et à Paris », a affirmé le candidat insoumis. Lors des municipales de 2026, plusieurs candidats LFI avaient été victimes d’opérations d’ingérence en provenance d’une entreprise liée à un ex-membre des renseignements israéliens, selon les autorités françaises. Bardella y voit « un conseil de classe »Jean-Luc Mélenchon n’a pas précisé qui serait présent pour représenter LFI à Matignon jeudi.
Au RN, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont indiqué qu’ils se feraient représenter. Mardi soir, le président du RN a d’ailleurs moqué sur BFMTV l’initiative du Premier ministre, un « conseil de classe » où « le proviseur Lecornu vient dire aux partis qu’ils doivent être très clairs et sans ambiguïté sur la violence » alors que, selon Jordan Bardella, le RN, mais aussi « Renaissance ou Les Républicains » n’ont « aucune forme d’ambiguïté » sur le sujet, contrairement à « La France insoumise » qui « nourrit la violence ».
Le développement a suscité une large attention internationale, les milieux diplomatiques le suivant de près.



