
Hantavirus : quels rats peuvent transmettre le virus ?
Hantavirus : quels rats peuvent transmettre le virus ? Par Jeanne Durieux Le 12 mai 2026 à 12h52 Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus...
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Des développements majeurs émergent sur la scène mondiale. Hantavirus : quels rats peuvent transmettre le virus ? Par Jeanne Durieux Le 12 mai 2026 à 12h52 Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils.
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Les détails
Borja Suarez / Les rats pygmées des rizières à longue queue, petits rongeurs sauvages natifs d’Amérique du Sud, sont les principaux réservoirs de cette souche potentiellement mortelle. Passer la publicité Passer la publicité Publicité En 2020, le pangolin, puis les chauves-souris s’étaient trouvés dans le viseur des scientifiques qui cherchaient à expliquer l’origine de l’épidémie de COVID-19. En 2026, les regards se tournent désormais vers le rat pygmée des rizières à longue queue : c’est cette espèce de petits rongeurs sauvages habitant le sud des Andes du Chili et de l’Argentine qui pourrait avoir transmis l’hantavirus des Andes aux passagers du MV Hondius.
Pour rappel, les hantavirus appartiennent à la famille des Hantaviridae, des virus à ARN présents sur toute la planète, notamment chez les rongeurs sauvages (surtout les campagnols). « À chaque espèce d’hantavirus est associée l’aire géographique de ses rongeurs hôtes », expliquait ainsi dans nos colonnes Anne Lavergne, virologue à l’Institut Pasteur de la Guyane. La contamination se fait principalement par inhalation de poussières et aérosols contaminés par les excreta des rongeurs (urines, déjections, salive).
Passer la publicité Publicité Principaux réservoirs de la souche «Andes» Tous les hantavirus ne présentent pas le même niveau de danger. On distingue les hantavirus de l’Ancien Monde (Europe, Asie, Afrique) de ceux du Nouveau Monde (Amérique). Les premiers provoquent surtout des fièvres hémorragiques à syndrome rénal, dont la mortalité reste relativement faible.
Ces formes européennes, qui ne sont pas connues pour se transmettre d’un humain à un autre, sont propagées par certains rongeurs, le campagnol roussâtre ou le mulot à collier. En France par exemple, l’hantavirus Puumala, transmis par le campagnol roussâtre, est le plus fréquent ; il provoque des fièvres hémorragiques à syndrome rénal, le plus souvent bénignes. À l’inverse, les virus du Nouveau Monde sont transmis par d’autres espèces de rongeurs.
Le développement a suscité une large attention internationale, les milieux diplomatiques le suivant de près.




