« Il ne faut plus que ce soit dissimulé »… Comment les maisons d’édition font face (ou pas) aux textes générés par IA
Fabien Randanne, avec AFPPublié le 02/10/2026 à 06h47 • Mis à jour le 02/10/2026 à 06h47L'essentiel Thélyson Orélien, dont le livre « C’était ça ou mourir », paru chez Grasset, est l’un des romans les plus salués de la...
December 31 — İsrail x Hamas Ateşkes II. Aşama...?
Des développements majeurs émergent sur la scène mondiale. Fabien Randanne, avec AFPPublié le 02/10/2026 à 06h47 • Mis à jour le 02/10/2026 à 06h47L'essentiel Thélyson Orélien, dont le livre « C’était ça ou mourir », paru chez Grasset, est l’un des romans les plus salués de la rentrée littéraire, est soupçonné d’avoir utilisé l’intelligence artificielle pour écrire son ouvrage. Des accusations qu’il dément. Ce jeudi, L’Observatoire édite « Consonno » de Gaspard Koenig, le premier ouvrage labellisé « Livre sanctuaire - 100 % humain ».
L’éditeur souligne que cette initiative a germé il y a « plusieurs mois » et n’a pas de lien avec l’affaire Orélien. « Avec cette polémique, il y a eu quelques jours d’affolement, mais elle a permis de mettre les choses sur la table. C’était indispensable », avance à « 20 Minutes » l’écrivain Philippe Jaenada.
Les détails
Cependant, pour l’heure, les maisons d’édition semblent avoir du mal à appréhender le sujet de l’IA. « Il va falloir qu’on définisse des règles précises et qu’on se batte pour les défendre », enjoignait l’auteur David Djaïz, samedi, sur France 2. Le jeudi 1er octobre fera-t-il date dans l’histoire de l’édition française ?
Restera-t-il dans les annales comme un tournant dans la manière dont le monde littéraire appréhende l’intelligence artificielle (IA) ? C’est en tout cas le jour où est paru en librairie Consonno de Gaspard Koenig, le premier ouvrage labellisé « Livre sanctuaire - 100 % humain ». « Vous entrez ici dans un livre sanctuaire, fruit d’une intelligence humaine.
Ainsi, fidèle à la conception de la littérature qui nous anime, l’auteur s’est engagé auprès de son éditrice, de ses lecteurs et lectrices, à ne pas utiliser d’IA générative dans la rumination, la composition et l’écriture de son ouvrage », peut-on lire dans les premières pages. « Un accord contraignant »Les éditions de l’Observatoire, qui publient Consonno, sont à l’initiative de ce label. « Je crois à la force de la relation de confiance entre l’auteur et l’éditeur », a déclaré à l’ Emma Saudin, directrice littéraire de la fiction.
Ce que disent les experts
L’Observatoire, qui publie de dix à douze romans chaque année, conditionne désormais la signature du contrat à ce qu’elle présente comme « un accord contraignant dans lequel l’auteur s’engage à ne pas avoir recours à l’IA dans la conception du livre ». L’Observatoire souligne que cette initiative a germé il y a « plusieurs mois » et n’a pas été mise en place en réaction à la polémique entourant C’était ça où mourir de Thélyson Orélien, édité par Grasset, qui agite cette rentrée littéraire. L’auteur canado-haïtien a été accusé le 21 septembre par le compte X « Balance ton Claude », tenu notamment par l’essayiste, et investisseur dans l’IA, Samuel Fitoussi, d’avoir eu recours à l’IA pour écrire son livre.
C’était ça où mourir figurait parmi les favoris pour remporter le Goncourt.
Le développement a suscité une large attention internationale, les milieux diplomatiques le suivant de près.



