Le gaz flambe, le fioul et l’électricité aussi… Mais l’énergie « la moins chère » a du mal à en profiter
Ajouter 20 Minutes en favoriCamille AllainPublié le 18/10/2026 à 06h57 • Mis à jour le 18/10/2026 à 06h57L'essentiel Le prix du gaz et du fioul ont littéralement explosé cette année, faisant craindre des factures de...
December 31 — İsrail x Hamas Ateşkes II. Aşama...?
Une affaire importante se dessine sur la scène internationale. Ajouter 20 Minutes en favoriCamille AllainPublié le 18/10/2026 à 06h57 • Mis à jour le 18/10/2026 à 06h57L'essentiel Le prix du gaz et du fioul ont littéralement explosé cette année, faisant craindre des factures de chauffage astronomiques cet hiver. Le chauffage au bois, qui s’affiche pourtant comme le moins cher, peine à profiter de cette inflation. La fin des subventions dans le cadre de MaPrimeRénov risque de peser sur les ventes de poêles à granulés ou à bois.
Elle a été sonnée par un été bouillant, passé à réfléchir à tous les moyens de se protéger de la chaleur. Et à l’heure de mettre un premier pied dans l’automne, la France ne semble pas vraiment au fait de ce qui l’attend. Sans doute aveuglés par la hausse des prix du carburant, les Français échappent sans doute à une réalité : cet hiver, l’énergie va coûter cher, voire très cher.
Les détails
Alors qu’une baisse des températures est annoncée et que nombre de foyers vont devoir rallumer leur chauffage, les factures risquent de grimper. Sous l’effet du conflit au Moyen Orient, le prix du gaz a subi une nouvelle hausse de + 6,3 % au 1er octobre. Et ce n’est pas fini.
Au 1er novembre, une nouvelle poussée de 6,6 % est annoncée. Il n’est le seul : cette année, le prix du fioul a littéralement explosé, et celui de l’électricité a pris 2,5 % au 1er août. Si le gouvernement a promis un gel des tarifs de l’électricité pour certains abonnés, la facture pourrait flamber en cas d’hiver rigoureux.
On aurait alors pu penser que les Français se seraient rués sur l’énergie jugée « la moins chère », comme ce fut le cas fin 2022 lors du pic d’inflation énergétique lié au conflit en Ukraine. Mais à écouter les professionnels du bois, ça ne semble pas être le cas. Rapporté au kilowatt-heure, le bois est pourtant de loin la solution la plus performante et la plus renouvelable.
Ce que disent les experts
Souvenez-vous, à l’époque, de « la crise du pellet. » Porté par des ventes record de poêles, le marché du granulé avait été victime d’une vague de panique causant des ruptures de stocks et une violente hausse des prix. De 350 euros la tonne, le prix avait bondi, dépassant les 600 euros la tonne.
Aujourd’hui, le pellet a retrouvé des valeurs plus « normales » autour des 400 euros. « Ça reste deux fois moins cher que le fioul et trois fois moins cher que l’électricité. Avec la flambée des autres énergies, se chauffer au bois n’a jamais été aussi rentable financièrement », assure Eric Vial.
« Les gens n’ont pas la tête au chauffage »Le délégué général de Propellet, association des professionnels du secteur, doit pourtant le reconnaître, son marché est atone. « Les ventes d’appareils ne suivent pas. Tout le monde est surpris.
Le sujet figure désormais parmi les plus importants de l’agenda mondial.



