« On ne peut pas mettre des arbres partout »… Pourquoi la végétalisation des grandes places de béton n’est pas si facile
Ajouter 20 Minutes en favoriCamille AllainPublié le 11/10/2026 à 10h07 • Mis à jour le 11/10/2026 à 10h07L'essentiel Après un été caniculaire, les villes françaises veulent profiter de l’automne pour tenter de...
December 31 — İsrail x Hamas Ateşkes II. Aşama...?
Une affaire importante se dessine sur la scène internationale. Ajouter 20 Minutes en favoriCamille AllainPublié le 11/10/2026 à 10h07 • Mis à jour le 11/10/2026 à 10h07L'essentiel Après un été caniculaire, les villes françaises veulent profiter de l’automne pour tenter de végétaliser leurs places. La plantation d’arbres n’est pas toujours possible car elle se heurte à de multiples contraintes : réseaux souterrains, poids de la terre, règles d’urbanisme, protection du patrimoine… A Rennes, la dalle de béton de la place de la République a été démolie pour être renforcée afin d’être végétalisée. Elles avaient un petit goût d’enfer.
Cet été, les places emblématiques des grandes villes françaises ont tellement chauffé qu’elles ont été désertées. De la place Stanislas de Nancy, à la place Bellecour de Lyon, en passant par le Capitole de Toulouse ou la Grand-Place de Lille, les majestueuses esplanades souffrent toutes du même défaut : très minérales, elles deviennent invivables quand la température grimpe. Alors que notre climat se réchauffe irrémédiablement, les municipalités cherchent donc la bonne solution pour tenter de les « rafraîchir.
Les détails
» Mais ni les arbres en pot tentés à Lille et Toulouse, ni les ombrières artificielles de Lyon ne semblent efficaces. Pour estomper ces îlots de chaleur, la végétalisation est évidemment la meilleure solution. Mais elle se heurte à une multitude de contraintes qui la rendent parfois impossible.
Exemple à Rennes, où la municipalité tente de casser une dalle bétonnée pour y planter du gazon. A Rennes toujours, la place de la République n’en est pas vraiment une. Ce grand espace en partie réservé aux piétons est plutôt considéré comme le point central de la capitale bretonne, marquant une frontière bétonnée entre le nord et le sud.
Historiquement, c’est la Vilaine qui passait là, scellant la limite entre les quartiers chics du nord et le petit peuple au sud. Depuis plus d’un siècle, la rivière a été recouverte, afin de faciliter les flux de circulation. Après de longues hésitations, la majorité de Nathalie Appéré a décidé de découvrir une partie de son fleuve en cassant un parking.
Ce que disent les experts
Mais elle n’a pas pu le faire partout. Tout casser pour tout refaireContrainte de garder un large passage entre la place de la Mairie et le majestueux palais du Commerce, la ville a choisi d’y planter un gazon. Mais pour cela, il lui faut d’abord (presque) tout casser, et reconstruire.
Après avoir détruit l’ancien, coulé une dalle ferraillée de 15 centimètres d’épaisseur, puis étanchéifié avec de l’asphalte, les ouvriers pourront amener un mètre de terre dans laquelle ils planteront un gazon. « C’est le minimum si l’on veut avoir de grandes pelouses », explique Marc Hervé, premier adjoint à l’urbanisme. A Rennes, l'ancien parking Vilaine a été démoli pour laisser apparaître le fleuve.
Un moyen de lutter contre les îlots de chaleur. Allain/20 MinutesL’un des problèmes de la végétalisation, c’est le poids.
Le développement a suscité une large attention internationale, les milieux diplomatiques le suivant de près.



