« Macron n’a jamais compris la jeunesse »… Le malaise lycéen ou le fruit de dix ans de dédain de la part de la macronie ?
Ajouter 20 Minutes en favoriApolline RIOUPublié le 12/10/2026 à 07h02 • Mis à jour le 12/10/2026 à 07h02L'essentiel Depuis plusieurs semaines, les lycéens manifestent leur colère et dénoncent des classes surchargées,...
December 31 — İsrail x Hamas Ateşkes II. Aşama...?
Voici les dernières actualités du monde entier : Ajouter 20 Minutes en favoriApolline RIOUPublié le 12/10/2026 à 07h02 • Mis à jour le 12/10/2026 à 07h02L'essentiel Depuis plusieurs semaines, les lycéens manifestent leur colère et dénoncent des classes surchargées, des établissements insalubres et des emplois du temps trop lourds. L’année dernière, Emmanuel Macron confiait dans les pages du Guardian qu’il ne « comprenait pas les adolescents » et même qu’il ne les « aimait pas ». Les réformes mises en place sous les deux quinquennats du chef de l’Etat sont violemment critiquées par élèves et professeurs.
Ils pointent du doigt un gouvernement dépassé par les problématiques de terrain. À l’heure où les blocus s’enchaînent et les heurts se multiplient, les lycéens ne décolèrent pas, agacés par la réponse essentiellement sécuritaire de l’exécutif et assez peu convaincus par la consultation en ligne lancée pour « faire connaître leurs difficultés et leurs propositions pour améliorer leur scolarité ». La rupture semble consommée entre une jeunesse rongée par l’anxiété et un chef de l’Etat qui n’a pas encore ouvert la bouche sur le sujet.
Les détails
Un silence prévisible, facilité part une cohabitation qui a bon dos sur ce coup-là. À l’été 2025, le chef de l’État se confiait ainsi à l’écrivain Emmanuel Carrère, dans un récit publié dans le Guardian : « Je n’ai jamais été un adolescent. Je n’aime pas les adolescents.
Je ne les comprends pas. » Emmanuel Macron a-t-il fait le choix inconscient de ne pas les prendre en compte, forcé d’acter un échec de plus après dix ans d’indifférence vis-à-vis d’un monde qui lui est étranger ? Une réforme pensée trop viteSa présidence s’est pourtant ouverte par une refonte profonde du lycée.
Portée par Jean-Michel Blanquer, la réforme du bac a supprimé les filières au profit de spécialités et a fait entrer le contrôle continu dans le diplôme. S’ajoute Parcoursup, plateforme d’affectation dans le supérieur, qui scrute le dossier scolaire dès la première. « Globalement, la réforme a été plutôt intéressante », juge Emmanuel Garot, président de la PEEP (Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public), qui salue l’individualisation des parcours.
Ce que disent les experts
Il se place en défenseur de Parcoursup qu’il juge comme un « outil mal compris », permettant aux élèves d’accéder « beaucoup plus facilement qu’avant aux formations du supérieur ». Mais la mise en œuvre interroge. « Blanquer a voulu aller rapidement, il y avait des choses mal pensées », reconnaît Emmanuel Garot.
« Cela s’est traduit dans les lycées par des emplois du temps plus compliqués, avec des trous », sans que des salles d’étude surveillées soient toujours prévues pour les absorber. Ismail Ferhat, professeur en sciences de l’éducation à l’Université Paris-Nanterre y voit le cœur du souci.
Le sujet figure désormais parmi les plus importants de l’agenda mondial.




