
Prix des carburants : «Nous n’avons plus d’argent pour des mesures générales», cingle le gouverneur de la Banque de France
Prix des carburants : «Nous n’avons plus d’argent pour des mesures générales», cingle le gouverneur de la Banque de France Par Isaure de Belleville Le 4 mai 2026 à 11h21 Suivre Sujets Carburants guerre Lire dans l’app...
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Des développements majeurs émergent sur la scène mondiale. Prix des carburants : «Nous n’avons plus d’argent pour des mesures générales», cingle le gouverneur de la Banque de France Par Isaure de Belleville Le 4 mai 2026 à 11h21 Suivre Sujets Carburants guerre Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils.
Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Rappelant les différences de situation avec les pays voisins de la France, François Villeroy de Galhau a estimé que les mesures générales étaient souvent inefficaces, et que la France ne pouvait se permettre que des mesures ciblées. Passer la publicité Passer la publicité Publicité «Nous n’avons plus d’argent pour financer des mesures générales» , a martelé ce matin François Villeroy de Galhau sur le plateau de BFMTV. Après l’Espagne, l’Allemagne a à son tour allégé sa taxe sur le carburant, permettant une baisse de 17 centimes d’euro par litre à partir du 1er mai, et ce jusqu’à la fin du mois de juin.
Les détails
Le gouverneur de la Banque de France a invité à ne comparer la situation de la France et celle des pays voisins à ce sujet. «Nos voisins ont deux différences avec la France: ils ont plus d’inflation, et ils ont plus de moyens budgétaires» , a-t-il rappelé. Les mesures générales étant de toute façon «inefficaces» , il a estimé que la France ne pouvait que se permettre des mesures ciblées pour certaines professions et les grands rouleurs - et temporaires.
«Après 2022, lors de l’invasion de l’Ukraine, on a pris des mesures et puis on n’a pas réussi à retirer ces mesures lorsque le prix du pétrole a baissé. Cela coûte beaucoup trop cher» . Passer la publicité Publicité Plusieurs partis demandent pourtant au gouvernement des mesures fortes depuis le début du conflit et le blocage du détroit d’Ormuz, à l’origine de la flambée des prix du carburant.
LFI appelle depuis des semaines au blocage des prix des carburants, notamment en plafonnant les marges des raffineurs producteurs, comme TotalEnergies, tandis que Marine Le Pen (RN) défend une baisse des taxes sur les carburants et sur l’énergie. Cependant, François Villeroy de Galhau s’est voulu rassurant ce matin: «dans deux des trois scénarios , le prix du pétrole rebaisse d’ici la fin de l’année et pour l’année prochaine» . Mais il faut aller plus loin, selon lui, et penser long terme.
«De toute façon, il faut accélérer notre transition énergétique. Nous ne pouvons pas vivre avec tous les cinq ans, tous les dix ans, une crise au Moyen-Orient qui prend en otage notre économie» .
Le développement a suscité une large attention internationale, les milieux diplomatiques le suivant de près.





