
« Je n’avais qu’une idée, la sortir de l’eau » : le sans-papiers qui a sauvé une jeune fille à Bordeaux bientôt régularisé
« Je n’avais qu’une idée, la sortir de l’eau » : le sans-papiers qui a sauvé une jeune fille à Bordeaux bientôt régularisé Par Clément Arion , Le Figaro Bordeaux Le 4 mai 2026 à 16h13 Suivre Sujets noyade mairie de...
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Des développements majeurs émergent sur la scène mondiale. « Je n’avais qu’une idée, la sortir de l’eau » : le sans-papiers qui a sauvé une jeune fille à Bordeaux bientôt régularisé Par Clément Arion , Le Figaro Bordeaux Le 4 mai 2026 à 16h13 Suivre Sujets noyade mairie de Bordeaux héros Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils.
Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Muhamed Sabally, 20 ans, orphelin, a quitté la Gambie en 2023. Clément Arion / Le Figaro TÉMOIGNAGE - Le 22 avril dernier, Muhamed Sabally, jeune Gambien de 20 ans, a sauté dans la Garonne pour empêcher la noyade d’une jeune fille de 18 ans qui s’était jetée d’un pont du centre-ville. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Douze jours après son sauvetage héroïque, Muhamed Sabally nous accueille, tout sourire, sur les lieux où tout s’est joué en quelques minutes.
Les détails
Le 22 avril dernier, vers 9 heures, le jeune homme de 20 ans, qui mesure près d’1,90 m, effectuait ses exercices de musculation, comme chaque matin, près du terrain de beach-volley du quai des Sports, à Bordeaux , lorsqu’il a entendu un chien aboyer. « J’ai vu qu’il y avait beaucoup d’agitations au bord de l’eau, j’ai donc décidé de suivre le chien, et j’ai commencé à entendre des gens crier » , raconte-t-il, dans un français encore hésitant, mêlé d’anglais, sa langue natale. « J’ai rapidement compris qu’il y avait quelqu’un de l’eau, j’ai aperçu cette femme en grandes difficultés et assez loin de la berge.
» Ce matin-là, une jeune fille de 18 ans a fait une tentative de suicide et s’est jetée du pont de pierre. Passer la publicité Publicité « Je savais que j’étais en capacité de la sauver » Muhamed n’hésite pas une seule seconde. « Je me fichais du danger et des risques.
Je n’ai pas réfléchi » . Il plonge une première fois, mais échoue à atteindre la victime, emportée par le courant et la marée montante. « C’était impossible pour moi de l’atteindre, elle était trop loin.
Ce que disent les experts
» Il longe alors la rive, cours le long des quais et trouve un point plus favorable, entre le pont Saint-Jean et la passerelle Eiffel ; il se jette à nouveau à l’eau. Cette fois, il parvient à ramener la jeune femme jusqu’au rivage, où policiers et pompiers prennent le relais. « Je n’avais qu’une idée en tête, c’était de la sortir de l’eau.
J’ai réussi à l’attraper et la sauver. Tout le monde m’a remercié et m’a applaudi. » De cette scène, Muhamed ne retient qu’un mot, prononcé par la jeune femme : « Merci » .
Depuis, il n’a plus eu de nouvelles de la Bordelaise de 18 ans. « J’espère qu’elle va mieux » , souffle-t-il au Figaro . « Je savais que cette eau (La Garonne, NDLR) était dangereuse.
Le développement a suscité une large attention internationale, les milieux diplomatiques le suivant de près.





