
Marseille : quatre ans de prison requis contre un investisseur qui louait des appartements frappés de péril
Marseille : quatre ans de prison requis contre un investisseur qui louait des appartements frappés de péril Par Le Figaro avec Le 5 mai 2026 à 10h32 Sujets procès Habitat immobilier Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle...
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Des développements majeurs émergent sur la scène mondiale. Marseille : quatre ans de prison requis contre un investisseur qui louait des appartements frappés de péril Par Le Figaro avec Le 5 mai 2026 à 10h32 Sujets procès Habitat immobilier Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils.
Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp L’affaire avait éclaté un an après les effondrements de la rue d’Aubagne. NICOLAS TUCAT / Un investisseur immobilier de 42 ans est poursuivi en justice par le tribunal correctionnel de Marseille pour avoir acquis et loué des appartements insalubres, dans une ville gangrenée par l’habitat indigne. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Une peine de quatre ans de prison, dont trois avec sursis, a été requise lundi contre un investisseur immobilier qui louait notamment des appartements frappés de péril, une affaire emblématique de la lutte contre l'habitat indigne conduite par le parquet de Marseille.
Les détails
Propriétaire d'une trentaine d'appartements, David Bertin, 42 ans, avait été placé pendant près de quatre mois en détention provisoire pour mise en danger de la vie d'autrui en novembre 2019, soit un an après la mort des huit occupants d'un immeuble insalubre qui s'était effondré rue d'Aubagne . Passer la publicité Publicité «Un système» Via les plateformes de location saisonnière, il avait continué à louer deux appartements dans un immeuble du centre de Marseille frappé, en juin 2019, par un arrêté de péril grave et imminent et une interdiction d'habiter. Le tribunal a décortiqué «un système» : obtention de prêts immobiliers à l'aide de faux documents pour plus d'un demi-million d'euros, emploi non déclaré de huit petites mains, femmes de ménage et ouvriers polyvalents et utilisation frauduleuse de subventions de l'Agence nationale de l'habitat.
Devant le tribunal, David Bertin a fait amende honorable, reconnaissant la mise en danger des locataires et des femmes de ménage chargées de l'entretien des deux appartements sous arrêté de péril, assurant avoir «compris la leçon» . Son «empire immobilier» selon les mots du juge d'instruction, évalué à plus d'1,8 million d'euros, était composé de petits appartements acquis dans des immeubles dégradés qu'il rénovait, souvent après division des surfaces. Abattement fiscal et subventions David Bertin avait par ailleurs obtenu de l'Anah plus de 243.
000 euros de subventions pour rénover huit appartements d'un immeuble du centre-ville paupérisé sous la condition expresse d'offrir les logements à des loyers sociaux. Bénéficiant par ailleurs d'un abattement fiscal de 70% sur ses revenus locatifs, il avait loué après rénovation ces appartements à des touristes.
Le développement a suscité une large attention internationale, les milieux diplomatiques le suivant de près.





