
«On a essayé de contenir la hausse des prix» : le muguet de 1er mai est-il en passe de devenir un produit de luxe ?
«On a essayé de contenir la hausse des prix» : le muguet de 1er mai est-il en passe de devenir un produit de luxe ? Par Pauline Landais-Barrau Le 30 avril 2026 à 14h40 Suivre Sujets 1er mai muguet Lire dans l’app...
No Meeting by June 30 — Where will Trump and Putin meet after that?
Des développements majeurs émergent sur la scène mondiale. «On a essayé de contenir la hausse des prix» : le muguet de 1er mai est-il en passe de devenir un produit de luxe ? Par Pauline Landais-Barrau Le 30 avril 2026 à 14h40 Suivre Sujets 1er mai muguet Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils.
Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Soumise aux aléas climatiques ainsi qu’à l’augmentation du coût des charges lié à main-d’œuvre, la production de ces fameuses petites clochettes blanches - particulièrement exigeante - n’est pas un long fleuve tranquille. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Offrir du muguet le jour de la Fête du travail, le 1er mai, est devenu une tradition en France.
Les détails
Chaque année, il y a même autant de bouquets achetés à cette occasion qu’à la Saint-Valentin . Et cette année ne devrait pas déroger à la règle, malgré une petite augmentation des prix. En 2026, la botte de 50 brins de muguets de catégorie 1 devrait se vendre 22 euros, et les 3 griffes de muguets de catégorie 1 4,50 euros, selon les chiffres du Réseau des Nouvelles du Marché (RNM), affilié au ministère de l’Agriculture.
Contre 21 euros en avril 2024, 19 euros en avril 2023 ou encore 16,50 euros en avril 2022. Une augmentation de près de 5%, qui n’a rien d’exceptionnel donc, mais qui pourrait freiner quelques acheteurs. Faut-il y voir l’une des nombreuses conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient ?
«Pas spécialement» , répond Céline Vinet, productrice de muguets à Machecoul, en Loire-Atlantique, qui assure que les «tarifs muguets» avaient été «envoyés bien avant la crise» . «Nous avons essayé de contenir l’augmentation des prix, mais il faut savoir que c’est une culture très dépendante de la main-d’œuvre donc c’est un produit qui coûte cher» , précise celle qui fait partie de la dizaine de producteurs de muguets de la région nantaise, qui produit 90 % des volumes français. Et de préciser : «Nous avons fait le choix de ne pas répercuter ni l’augmentation des charges, ni l’augmentation du SMIC sur les prix, car nous savons que la conjoncture est morose et que les Français font attention à leurs dépenses» .
Passer la publicité Publicité «On aurait pu augmenter les prix de l’ordre de 7%, mais ce sera plutôt une augmentation comprise entre 2 et 2,5% selon nos produits» , poursuit Céline Vinet. Contenir l’augmentation pour essayer de dynamiser les ventes : c’est tout l’espoir de cette productrice qui a déjà commencé la cueillette des muguets, avec quelques jours d’avance sur le calendrier en raison des fortes températures du début du mois. Ce qui représente un surcoût pour elle, qui - en attendant les expéditions - doit stocker sa marchandise dans de grands frigos.
Le développement a suscité une large attention internationale, les milieux diplomatiques le suivant de près.





