
Un chercheur français déchiffre l'élamite linéaire, une écriture iranienne vieille de 4 000 ans
Un chercheur français déchiffre l'élamite linéaire, une écriture iranienne vieille de 4 000 ans Par Le Figaro (avec agences) Le 1 mai 2026 à 14h00 Sujets Fouilles archéologiques Iran écriture Lire dans l’app Sauvegarder...
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Des développements majeurs émergent sur la scène mondiale. Un chercheur français déchiffre l'élamite linéaire, une écriture iranienne vieille de 4 000 ans Par Le Figaro (avec agences) Le 1 mai 2026 à 14h00 Sujets Fouilles archéologiques Iran écriture Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils.
Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Tablette en argile, époque d’Akkad (2325-2160 BC) ; inscriptions en élamite lineaire (Suse IIIe millenaire avant JC). Luisa Ricciarini / Bridgeman Images L’archéologue François Desset affirme que ce système d’écriture est la seule « vraiment locale » de l’Iran. Composée de 77 signes, elle a été découverte en 1903 lors de fouilles françaises à Suse, dans le sud-ouest de l’Iran.
Les détails
Passer la publicité Passer la publicité Publicité La civilisation iranienne, que Donald Trump a menacée début avril d'anéantir, est le sujet de travail qui mobilise toute l'énergie de François Desset. Ce chercheur français a réussi à lire une écriture vieille de plus de 4 000 ans qui était réputée indéchiffrable. À découvrir TV ce soir : retrouver notre sélection du jour L'élamite linéaire est un système d'écriture aujourd'hui disparu.
Son nom fait référence à la civilisation de l'Elam, qui a existé à l'Antiquité dans le sud de l'actuel Iran et était la rivale de la Mésopotamie voisine. Dans un entretien à l', François Desset, qui collabore à un département de recherches sur les sciences de l'Antiquité à l'université de Liège (Belgique), explique que l'élamite linéaire est la seule écriture « vraiment locale » parmi toutes celles qui ont été utilisées dans la longue histoire de l'Iran. « Toutes les autres - le cunéiforme, l'alphabet arabe ou l'alphabet grec - ont été importées depuis l'ouest » , dit l'archéologue de 43 ans.
Passer la publicité Publicité Et le persan, d'origine indo-européenne, aujourd'hui langue officielle en Iran, notée avec l'alphabet arabe, est « beaucoup plus proche du français que de la langue élamite » , assure-t-il. Pour cet ancien étudiant de la Sorbonne à Paris, l'aventure en Iran commence en 2006 quand il participe à des fouilles dans le sud du pays mettant au jour des tablettes écrites en élamite linéaire. Composé de 77 signes - en forme de losanges, courbes et autres assemblages géométriques -, ce système d'écriture a été découvert en 1903 par une mission française explorant le site archéologique de Suse (au sud-ouest de l'Iran actuel).
Mais il a résisté pendant des décennies aux tentatives de déchiffrement, probablement en raison du nombre très restreint d'inscriptions connues, selon le chercheur. La frustration de François Desset va encore durer une dizaine d'années après sa « première rencontre physique » de 2006 avec l'élamite linéaire.
Le développement a suscité une large attention internationale, les milieux diplomatiques le suivant de près.





